Je me demande si je serais où je suis aujourd’hui concernant l’écriture si je n’avais pas, un jour de juin 2003, découvert les blogs et décider d’en ouvrir un moi-même. Tenir un blog m’a permis d’écrire tous les jours ou presque des centaines de mots et c’est ainsi que j’ai compris que ce n’était pas si difficile. C’est ainsi que j’ai pris l’habitude de m’installer devant mon clavier pour tapoter dessus.
Dans mon premier blog, j’écrivais de longs textes romancés de certains événements de ma vie et c’est grâce à ces textes que j’ai reçu mes premiers commentaires positifs de la part de mes lecteurs sur ma façon d’écrire. Doses d’adrénaline à l’infini.
Dans mon deuxième blog, je parlais de mes découvertes québécoises. Ah, comme je suis nostalgique de ce temps-là ! C’est tellement génial de vivre chaque jour comme si c’était la première fois. Quand on change de pays, il faut tout réapprendre. Même les marques de pâtes. Même comment poster une lettre. (Pourquoi les postes se trouvent dans les pharmacies au Québec ?)
Après la fin de mon blog d’expatriée, je suis restée plusieurs mois sans écrire tous les jours et c’est là que j’ai senti un manque. J’avais besoin de coucher sur papier virtuel ce qui me passait par la tête. Mais, au lieu d’ouvrir un autre blog, j’ai commencé ce qui allait devenir Passionnément givrée. Ensuite j’ai ouvert ce blog.
Aujourd’hui, je me demande donc vraiment où j’en serais si je n’avais pris l’habitude de l’écriture au quotidien.
• Mercredi 29 juillet 2009
Si on devait comparer l’écriture à une course de fond, je dirais que je ne suis vraiment pas bien entraînée ! J’alterne les sprints et les relâchements sans fin au lieu de garder la même cadence avec peut-être une courte accélération avant la ligne d’arrivée.
Pendant trois jours, j’ai réécrit à peu près 20 pages de mon tome II chaque jour, je n’en revenais pas, mes doigts courraient tout seul, depuis hier, j’arrive péniblement à avancer de 3 pages. Pas idéal comme approche.
Sans compter que le mois prochain sera égal à farniente, farniente et farniente avec au programme montagne, lac et surtout, surtout, mer méditerranée. Ah que j’ai hâte ! Ça fait 7 ans que je n’ai pas vu la mer ! C’est ça d’habiter au Québec et de revenir en France que pour Noël !
Bon l’an dernier, j’ai été à Tadoussac et j’avoue que le fleuve St-Laurent avec sa délicieuse odeur d’eau salée et son étendu à perte de vue (impossible de voir l’autre rive) passait pour une belle copie de l’océan mais le sud de la France restera toujours le sud de la France. Le programme n’est pas encore arrêté mais ce sera sûrement Cassis et ses calanques !
Tout ça pour dire que la correction de mon tome II ne risque pas de beaucoup avancer les prochaines semaines.
Il faudrait quand même que je me discipline et que j’arrive à avancer d’environ 5 pages par jour voire plus si je rencontre des passages parfaits à ne pas retoucher. Quoi ? On peut rêver, non ?
Donc discipline.
Hum, comment on fait pour se discipliner ?