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Auteur: Audrey
• Mardi 03 août 2010

rires-pleursJe me demande si avec les années, on arrive à juger ses manuscrits de manière objective ou si l’on doit accepter de toujours avoir des sentiments ambivalents en ce qui concerne notre travail.

Je travaille sur la correction de mon roman pour ados depuis deux mois maintenant. Au début, quand je me relisais et que je corrigeais, je trouve ça intéressant, bien écrit, drôle par moments et dramatique par d’autres. J’étais fière de mon manuscrit. Aujourd’hui, alors que j’en suis à ma “dernière” relecture, je suis plus mitigée. J’ai l’impression que l’histoire est banale, je trouve encore des tas de phrases écrites maladroitement et donc je suis moins satisfaite. C’est comme si mon manuscrit me soufflait le chaud et le froid en même temps. Un orage avec ça ?

Je sais, ce que je ressens est normal. Il faut se servir de cette insatisfaction pour se dépasser. C’est grâce à elle qu’on progresse, qu’on ne se repose pas sur ses lauriers, qu’on relève ses manches et qu’on continue de travailler. C’est grâce à elle qu’on arrive à livrer un manuscrit meilleur que l’original. OK. Je sais tout ça, mais c’est quand même assez tannant. Si quelqu’un pouvait inventer des lunettes qui permettraient aux auteurs de se relire ne serait-ce qu’une fois de manière objective, je suis sûre qu’il ferait fortune !

C’est peut-être parce que je sais que bientôt le texte sera figé pour toujours que je stresse. C’est difficile de se dire : OK, voilà, c’est ça qui sera publié. C’est tellement définitif. Bon, on n’en est pas encore là, mais on s’en approche petit à petit.

En tout cas, je vais continuer ma relecture et mes corrections en espérant que cette petite voix qui me martèle que ce que j’ai écrit est nul finisse par disparaitre. Et puis, j’ai quand même de le chance. Je ne suis pas seule à juger mon travail. Ma directrice littéraire est là et je sais que je peux compter sur elle pour me dire s’il reste encore oui ou non des choses à corriger dans mon manuscrit. Et ça, c’est un atout vraiment précieux.

Auteur: Audrey
• Mercredi 21 juillet 2010

ist2_1873269-pen-on-positive-earning-graphLa correction de mon roman pour ados touche à sa fin. Je ne sais pas trop pourquoi, c’est la correction que j’ai le moins appréciée. En fait, j’avais beaucoup de trucs “techniques” à corriger comme retranscrire une scène racontée dans un journal intime en scène qui se passe au moment où le lecteur lit, raccourcir des chapitres, gommer les répétitions, mettre certaines parties de l’histoire plus tard, bref, rien de vraiment palpitant.

Moi, quand je corrige, j’aime approfondir un personnage, développer certaines scènes, accentuer les émotions, retravailler les descriptions. J’en ai fait un peu mais ça n’a pas été le plus gros du travail. Maintenant, il me reste à réécrire la finale ou plutôt à l’écrire puisque la fin est trop abrupte selon ma directrice littéraire. Apparemment, j’ai encore des progrès à faire en ce qui concerne l’art du cliffhanger. Ensuite, je vais me relire une dernière fois afin de vérifier que le style correspond au style des ados. Même si je ne veux pas m’adapter totalement à leur langage, je tiens quand même à ce que les dialogues soient réalistes.

Un an et demi que je travaille sur ce tome 1 et ce n’est pas fini. J’ai vraiment hâte de passer au tome 2 ! Mais avant, il me faut corriger Éternellement givrée. Je devrais recevoir les commentaires de ma directrice littéraire dans les prochaines semaines.

C’est une sacrée logistique d’écrire deux séries en parallèle, on ne m’y reprendra plus ! J’ai vraiment envie de me consacrer ;à ma série pour ados dont j’ai fini par trouver le titre. Eh oui ! Comme quoi, tout arrive. Et je sais que c’est le bon parce que je l’ai eu dans ma voiture (comme pour les titres de ma trilogie), parce qu’il m’est apparu subitement et qu’ensuite j’ai eu une large sourire sur mon visage pendant 5 minutes tellement j’étais contente de l’avoir trouvé. J’espère que mon éditrice sera d’accord avec mon titre. En attendant, je préfère le garder pour moi !

Et pour le concours, j’ai tiré  deux noms au hasard et les gagnantes sont : Rosie et CJ. Si vous voulez bien prendre la peine de m’écrire un petit courriel à l’adresse :  blogue (a t) audreyparily (point) com, je pourrai vous envoyer votre petit prix ! Merci de votre participation qui m’a vraiment aidée à stimuler ma créativité pour trouver mon titre !

Auteur: Audrey
• Samedi 17 juillet 2010

ist2_3253552-starting-lineBon, bon, bon, je ne suis toujours pas fixée sur mon titre pour ma série pour ados mais je sens que ça avance, je dirais même que je suis proche du but.

Oui, oui, c’est toujours aussi long et compliqué quand je cherche les titres de mes romans.

Enfin, bref, pour l’instant, je tourne autour de :

Un soupçon d’elles
Confidences d’elles (mon préféré)
Souvenirs d’elles
Quelque chose d’elles
Quelques mots d’elles
Quelles années d’elles

Vous voyez le genre. Merci encore pour toutes vos idées qui ont vraiment fait échos aux miennes. J’ai un peu de mal à désigner un gagnant de mon petit concours donc je pense que je vais faire un tirage au sort parmi ceux qui ont participé. Je me laisse encore quelques jours si jamais vous avez d’autres idées. Je sais, j’exploite votre créativité jusqu’au bout !

Sur ce, bonne fin de semaine !

Auteur: Audrey
• Jeudi 17 juin 2010

pile-de-livres-thumb3780124Quand j’ai commencé à écrire le tome I de ma série pour ados, j’ai ajouté quelque chose d’essentiel à ma méthode d’écriture : les recherches. Je n’en ai pratiquement pas fait pour ma trilogie : une Française qui immigre au Québec et qui vit des déboires amoureux et professionnels, c’était assez familier pour moi merci pour que je me lance dans l’écriture sans passer par l’étape “recherches”.

En commençant ma série pour ados, j’ai senti que les choses allaient être différentes. Je ne suis plus une ado de 15 ans, je ne sais pas grand chose de leur quotidien, sans compter que je ne connaissais rien au système scolaire québécois. D’ailleurs, même le système scolaire français ne me disait plus grand chose tellement les termes ont changé depuis mes 18 ans.

J’ai eu beaucoup de chance en faisant mes recherches : le frère d’un ami, prof au secondaire, a accepté de répondre à toutes mes questions. Nous nous sommes échangés des dizaines de courriels et je crois que j’ai pour une vingtaine de pages de renseignements. Idéalement, j’aurais bien aimé passer une journée ou deux dans une école secondaire au Québec pour m’empeigner de l’ambiance mais je ne suis pas certaine que ce soit possible. Je me suis donc contenter de certains films et j’ai aussi pu discuté avec deux ados de 14 ans qui m’ont permis d’en apprendre un peu plus sur l’univers des filles d’aujourd’hui.

Après toutes ces discussions, j’ai commencé la rédaction du tome I. Beaucoup de choses ont changé entre la première version et la version envoyée à mon éditrice. Il m’est arrivé la même chose avec Passionnément givrée. Quand je commence un nouveau roman, j’ai l’impression qu’il faut que je passe par cette étape : j’écris, je corrige, je réécris, je change, j’adapte. Il me faut du temps avant de trouver l’angle, le ton, le style, et l’histoire qui conviennent.

Peut-être que si je partais de l’histoire au lieu de partir des personnages, les choses seraient différentes. C’est vrai, je ne me suis jamais dit : tiens j’ai envie de raconter telle histoire mais plutôt : tiens j’ai envie de suivre le parcours d’une fille forte, déterminée et un peu solitaire qui doit surmonter un échec important dans sa vie.

Mais finalement, c’est peut-être la même chose que de partir de l’histoire. Quand on pense à une histoire, il y a toujours un peu des personnages et quand on pense aux personnages, il y a toujours un peu d’histoire.

Auteur: Audrey
• Lundi 14 juin 2010

cahierLe plan tome par tome de ma série pour ados est terminé. J’ai trouvé les titres de chaque tome, rédigé les fiches de personnages principaux et secondaires, il ne me reste plus qu’à trouver le titre de la série* et à corriger le tome I selon les commentaires de ma directrice littéraire. Une broutille, hein ? Mais mine de rien, je me rends compte à quel point c’est précieux de tracer la route du début à la fin, même si elle n’est jamais définitive.

Plusieurs lectrices m’ont demandé de leur expliquer ma méthode de travail et je leur réponds ici avec plaisir même si je n’ai pas réelle méthode. Ma façon de travailler évolue avec les années et ce qui m’est bénéfique peut être totalement catastrophique pour un autre. Mais bon, personnellement, je commence toujours par avoir une idée de personnage. Isa m’est apparue comme ça, alors que j’étais à peine en train de songer à recommencer à écrire. Ensuite j’ai vu sa famille, ses amis, ses problèmes et sa vie. Puis m’est venue l’intrigue du tome I qui à l’origine ne devait pas avoir de suite. Il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis, pas vrai ?

J’ai donc débuté Passionnément givrée avec uniquement mes personnages, un début, une fin et une vague idée de comment j’allais arriver à la fin. Bien entendu, des tas de choses ont changé en cours d’écriture et de réécriture mais c’est normal. Je dirais même que c’est  plus marrant d’écrire en se laissant surprendre.

C’est en traversant le parc des Laurentides pour me rendre au Saguenay, deux mois après que Passionnément givrée ait été accepté par les éditions de Mortagne, qu’Isa m’a chuchoté à l’oreille que son histoire ne faisait que commencer. Pendant les deux heures de trajet, j’ai imaginé l’intrigue du tome II et III.

J’ai rédigé de brèves fiches de personnages histoire de connaitre la vie de chacun de mes personnages sur le bout des doigts.  Je détaillais leur caractère, leurs rêves, leurs espoirs, leurs échecs, mais rien de très poussé. Je commençais également à sentir l’utilité de rédiger des plans détaillés des prochains tomes mais ce n’est que lorsque ma directrice littéraire me l’a demandé que je suis vraiment rendu compte des effets bénéfiques des plans.

J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai écrit, chapitre par chapitre ce qui allait se passer dans les tomes II et III. Carolyn et moi avons travaillé à partir de ces plans. Elle m’a donné des idées, fait ses commentaires, j’ai ajusté mes plans, elle m’a donné son go final et j’ai commencé les corrections du tome II et, plus tard, la rédaction du tome III.

Dans un prochain article, je parlerai de ma méthode d’écriture pour ma série pour ados qui est un peu différente de celle de ma trilogie.

* Ça vous tente que j’organise une sorte de concours pour m’aider à trouver le titre de ma série pour ados ? Celui dont la proposition sera retenue ou qui me permettra de trouver un titre recevra Passionnément givrée (ou Merveilleusement givrée voire Éternellement givrée si vous avez déjà les tomes I et II) dédicacé à la maison ! Plus de détails bientôt.

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