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Auteur: Audrey
• Vendredi 23 octobre 2009

photo_correctionsAlors que la ville de Québec reçoit ses premiers centimètres de neige (me semble que c’est tôt, cette année, non ?) et que la moitié des blogues que je suis en parlent, moi, je suis plongée dans Merveilleusement givrée depuis le début de la semaine avec l’objectif de rendre un manuscrit final lundi ou mardi prochain.

Je passe en revue les commentaires de Carolyn, je découvre que j’ai utilisé 17 fois les mots tout, tous, toute et toutes en 2 pages (vive l’œil de lynx de ma directrice littéraire !) et surtout je me rends compte à quel point je suis chanceuse de pouvoir travailler avec une personne qui a saisi aussi justement l’essence de mes personnages, l’essence de mon histoire. Les suggestions de Carolyn sont toujours tellement sensées.

Là, nous ne sommes plus à corriger la trame de l’intrigue, nous en sommes à la finition. Je corrige quelques tournures de style, le développement de certains côtés drôles ou dramatiques par l’ajout d’une phrase ou deux, ou encore les incohérences. Comment Isa peut-elle utiliser son cellulaire alors qu’au début de chapitre, sa batterie était à plat ? m’écrit ma directrice littéraire sur mon manuscrit assorti d’un clin d’oeil. Oups. Voilà le genre de détails qu’un lecteur ne manquerait pas de remarquer mais que l’auteure ne voit plus. Ou difficilement.

C’est très ennuyeux d’ailleurs, ce phénomène. Notre cerveau lit ce qu’on pense avoir écrit et non ce qu’il y a écrit. On ne voit donc pas qu’il manque un mot ou qu’on a écrit il pleure, ou lieu de il pleut. Voilà pourquoi je me sens privilégiée de pouvoir travailler avec une maison d’édition qui attache autant d’importance à la relecture et à la correction de manuscrits. Je sais que toutes les maisons d’édition emploient des réviseurs linguistiques mais leur boulot, c’est de corriger la langue, pas de réviser un texte sur le fond. Pourtant, je suis convaincue que tout manuscrit, même celui de grands auteurs, peut être améliorer.

Je suis fière de mon tome II. Je pense qu’il est bien meilleur que mon tome I. Reste à voir ce qu’en penseront mes lectrices. Sortie au printemps 2010 !

Auteur: Audrey
• Lundi 29 juin 2009

cheminJ’aime comparer l’écriture d’un roman à un voyage, un voyage où l’on sait où l’on va avec seulement une vague idée du chemin que l’on désire emprunter. On part donc tranquillement, on admire les paysages et puis à un moment donné, on bifurque sur une route qui nous ménera aussi à notre point d’arrivée mais d’une autre manière. Parfois, on se rend compte que la route mène à un cul de sac alors on recule et on prend une autre route. Le trajet ne ressemble plus vraiment à ce que l’on avait imaginé au début, mais ce qui fait le charme du voyage: l’inattendu.

Je vais bientôt franchir les 100 pages de mon roman pour ados (je vous mets d’ailleurs bientôt à contribution pour m’aider à trouver un titre ! ;-) ) et je suis enchantée par le chemin que mes personnages me fait prendre. Hier encore, un de mes personnages m’a chuchoté à l’oreille son secret, cette chose qu’il ne pouvait pas m’avouer tout de suite et nous voilà tous les deux partis en souriant vers cette direction.

Je pensais (je voulais) écrire une histoire de 150 pages environ mais je sais maintenant qu’elle en fera au moins 200, je ne suis pas une auteure qui sait écrire court. Évidemment, à la correction, je passe en général à la trape une vingtaine de pages afin de ressérer l’intrigue mais je lève vraiment mon chapeau aux auteurs de nouvelles et histoires courtes. Je crois que je ne sais pas encore croquer l’instant, il me faut du temps et des pages pour bâtir une histoire.

Auteur: Audrey
• Mercredi 03 décembre 2008

Il y a des moments où l’écriture coule toute seule. Où les mots nous viennent naturellement. Où l’histoire se met en place, où les émotions jaillissent des pages.

Je ne sais pas pourquoi, parfois, il est si facile d’écrire et pourquoi, à d’autres moments, on a beau se triturer les méninges, rien ne sort ou alors seulement un ou deux paragraphes illisibles.

C’est peut-être notre état d’esprit, c’est peut-être parce qu’à force de penser à notre intrigue, à nos personnages, à la façon dont ils interagissent entre eux, quand on s’assoit devant notre ordinateur, tout est prêt, et il ne reste plus qu’à écrire ce roman que l’on a dans le tête. Je pense vraiment qu’on n’arrête jamais d’écrire et que la moitié du travail se fait quand on n’est pas devant l’écran.

Je suis presque arrivée à la moitié du tome II de ma trilogie. Je suis contente. J’espère l’avoir terminé pour la sortie de Passionnément givrée, parce que tout bien réfléchi, je pense que je vais me relire.

Il y a quelques temps, je me disais que je ne pourrais pas (par peur de trouver des coquilles et des fautes surtout), mais je ne crois pas pouvoir résister au plaisir de m’emparer de mon propre roman et de le lire en me disant : wow cette histoire était dans ma tête et maintenant, voilà !

En ce moment, j’anticipe beaucoup le plaisir de tenir mon premier roman imprimé dans mes mains. J’ai tellement hâte.

Auteur: Audrey
• Dimanche 20 juillet 2008

Cela a fait trois ans vendredi que j’ai débarqué ici avec mes valises. Trois ans. Trois belles années qui ont changé ma perception de voir les choses, de voir la France, la famille, les sentiments, le travail et pour toujours. J’ai 29 ans dans deux mois pile et je sais que je ne serais pas du tout la même si j’étais restée en France. Je ne sais pas si je serais moins bien, mais je serais différente. Et surtout, je pense que je n’aurais pas de roman de prévu dans six mois parce que le milieu de l’édition parisien est trop centré sur lui-même. Je serais encore à gérer les lettres de refus.
Aurais-je tout de même écrit un roman ? J’en avais toujours eu envie mais je n’avais jamais réussi. Depuis que je vis ici, j’ai acquis une confiance en moi qui m’a aidée à aller jusqu’au bout de ce projet et je sais que je n’aurais pas écrit ce roman-là, avec ces personnages et ces thèmes.
Trois ans donc et une date de retour en France de plus en plus incertaine, une impression de plus plus forte que je ne pourrais plus vivre là-bas, pour plein de raisons. Ai-je envie de rester ici encore trois ans ? Je ne sais pas.
L’important c’est que je ne regrette rien de ce que j’ai vécu ces dernières années et que je regarde l’avenir avec un sourire aux lèvres.