Posts Tagged "écriture"

Ken Follett était à Tout le monde en parle ce soir pour la promotion de son dernier roman Un monde sans fin. Ce que je retiendrais de son entrevue, en plus du français quasiment impeccable de cet auteur :

Guy A. Lepage : Quel conseil donnez-vous aux écrivains en herbe qui vous contactent ?

Ken Follett : Je leur demande tout d’abord s’ils lisent. S’ils arrivent à l’âge de 20 ans en n’ayant lu que trois ou quatre livres, c’est fini, ils ne seront jamais écrivains.

Je suis tellement d’accord avec ça. Pour écrire il faut lire, ce n’est pas plus compliqué que ça. Euh, en fait si hein, lire est seulement la première étape qui conduit à l’écriture. Mais elle est incontournable.



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Tout comme ma collègue auteure Évelyne, j’ai vraiment du mal à rester plus de deux jours sans écrire. Je m’étais dit que j’allais profiter que mon roman soit en révision linguistique pour décrocher un peu et lire. Que nenni ! Depuis samedi, je me suis remise à l’écriture du tome II, au plutôt à sa correction. J’ai raffiné ma première partie, ajouté quelques précisions et je suis prête à écrire la deuxième partie.

Je me rends compte que je ressens comme un manque quand je n’écris pas et même si je ne suis pas en train d’écrire vraiment, mon histoire, elle, est toujours présente quoi que je fasse. Parfois, j’ai comme des flashs d’idées dans des moments incongrus genre en pleine réunion où s’est à mon tour de parler !

Je crois qu’on ne s’arrête jamais vraiment d’écrire et d’ailleurs, si vous écrivez et que vous lisez l’anglais, allez sur ce site, je me suis totalement reconnue. Le titre c’est : vous savez que vous êtes écrivains quand…

Et j’en rajoute un : vous savez que vous êtes écrivains quand vous parlez de vos personnages à votre entourage comme s’ils étaient de vrais amis ! Véridique ! J’étais avec une copine quand je lui ai dit : ah ça ne rappelle un truc que Maxim a fait ! C’est qui Maxim ?  Ah… Euh… un de mes personnages.

Allez un deuxième : vous savez que vous êtes écrivains quand, en relisant un passage que vous avez écrit, vous vous mettez en colère contre un de vos personnages qui a osé trahir votre héroïne ! Ça aussi, véridique !

Si vous avez des idées, ne vous gênez pas, lancez-vous !



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J’ai reçu trois propositions de couvertures la semaine dernière de la part de Caroline pour Passionnément givrée. En fait 9 car chacune contenait 3 couvertures sur le même thème pour ma trilogie.

J’ai beaucoup aimé la proposition 2, je n’entrerai pas dans les détails pour vous laisser la surprise mais l’idée générale et le concept me plaisent beaucoup. Là où j’ai demandé des ajustements c’est sur la dessin représentant mon héroïne. Je ne l’ai pas reconnu et c’est important ça pour moi. Elle dégageait une impression de légerté qui contraste beaucoup avec Isa qui n’arrête pas de se prendre la tête sur des choses insignifiantes. Elle faisait trop fille aussi, un peu trop chick lit.

Je ne recommencerai à me demander si oui ou non je classe mon roman dans un roman de chick lit, la réponse reste “oui mais non” ou “non mais oui”, et c’est pour cette raison que j’aimerais avoir une couverture qui mixe les deux. J’ai donc écrit mes commentaires à Caroline qui va me revenir avec d’autres propositions.

Je me considère vraiment chanceuse de pouvoir exprimer mon point de vue et de savoir qu’il sera pris en compte. La couverture d’un livre c’est l’élément accrocheur avec le titre quand on a pas un nom connu et je voudrais vraiment quelque chose qui colle avec l’idée, avec l’ambiance de mon roman.

En tout cas, c’est génial de voir que tout prend forme petit à petit. La fin approche. Alors que je vais me replonger dans Passionnément givrée dans les jours à venir pour une dernière correction sur le fond, hier j’ai franchi la barre fatidique des 100 pages pour le tome II, clôturant ainsi ma première partie. J’aimerais pouvoir le terminer d’ici la sortie de Passionnément givrée. Ensuite je le laisserai reposer durant la partie promo et je me replongerai dedans durant l’été. Tout un planning.

Moi qui me trouvait prolifique, j’ai lu que Anne Robillard, auteure des Chevaliers d’émeraude entre autres, a publié 17 romans en 6 ans. Même si je n’ai rien lu d’elle, je trouve cela assez… impressionnant.



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Quand on écrit, on finit toujours à un moment à attendre des retours de la part des lecteurs. On écrit parce qu’on espère toucher, parce qu’on a quelque chose à partager. Même si les critiques nous angoissent, elles sont nécessaires. Tous les auteurs souhaitent voir apparaitre leurs livres dans la presse parce que cela leur donne une certaine légitimité, comme quand un éditeur décide de nous publier, on se dit qu’on a raison d’écrire, qu’on a un certain talent.

Je suis abonnée au Devoir du week-end pour avoir accès aux chroniques littéraires, je lis le Soleil le dimanche pour les critiques littéraires. Ce que je constate, c’est que peu de journalistes savent faire des critiques dans la règle de l’art, à savoir ne pas trop en dire sur l’intrigue et étayer son point de vue avec des exemples tirés du livre.

Beaucoup de critiques négatives que je lis me choquent parce qu’elles manquent tellement de respect pour l’auteur. Quand une personne dit qu’un livre est nul, qu’il vaut mieux ne pas perdre son temps à le lire parce qu’elle n’a pas aimé, c’est un manque de respect pour le travail de l’auteur et l’éditeur. (J’ai lu une critique de ce genre dimanche passé et ce n’était pas la première fois ) Qui est-elle pour énoncer ainsi quelque chose qu’elle pense être la vérité ? Quelle est sa crédibilité ? Ce journaliste n’a même pas pris la peine de développer son point de vue, pourquoi ce livre est-il nul selon lui ? Je ne l’ai jamais su en profondeur. Ce que je retrouve beaucoup dans les critiques c’est “l’intrigue n’est pas crédible, ou trop mince, les personnages sont inconsistants, le style est bâclé” mais aucun exemple tiré du livre pour appuyer ces dires. C’est un peu facile tout ça et pas assez pour déclarer un livre nul.

Julie Gravel-Richard a fait face ce week-end à une critique dans la Presse par une journaliste lui reprochant de manquer d’âme. Comment une journaliste peut-elle écrire cela ? Entre juger son auteur et son roman, il y a un monde qu’elle n’a pas hésité à franchir et qui démontre son amateurisme.

Comment devient-on critique au Québec ? Avec un bacc en littérature, en journalisme, parce qu’on aime lire ? Je ne sais pas mais avec le temps j’en arrive à me dire que peu de critiques sont crédibles. Bien sûr, cela apporte une visibilité et même si on en parle en mal, au moins on parle du livre mais je crois que lorsque mon roman sortira, ce qui me touchera le plus et me fera réfléchir, ce seront les réactions des lecteurs anonymes.

Pas celles des journalistes qui devraient apprendre à éviter d’énoncer leur opinion, qui est de facto subjective, comme la vérité pure et respecter un peu plus le travail de l’auteur. Le problème, c’est qu’un critique rejoint des milliers de lecteurs et c’est là où le bât blesse. Quand mon roman sera sorti, si un critique l’égratigne, ça va me faire mal de savoir que des centaines et des centaines personnes auront lu son opinion et l’admettront peut-être comme la vérité et que je ne pourrais rien faire contre ça. Et c’est pour cette raison que les critiques devraient faire attention à ce qu’ils écrivent



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Je n’ai découvert et aimé Amélie Nothomb que récemment, j’avais lu Robert des noms propres que j’avais abandonné, de même que Acide Sulfurique qui ne m’avait pas du tout convaincu. Et puis un jour, je suis tombée sur Stupeurs et tremblements et je me suis dit que si ce roman avait remporté le prix de l’académie française, il devait sûrement valoir quelque chose. Je l’ai donc acheté et dévoré. Ensuite j’ai lu Ni d’Ève, ni d’Adam que j’ai aimé, mais sans plus. Aujourd’hui j’ai réservé Le fait du prince à la bibliothèque, je suis dixième sur la liste d’attente, c’est moins pire que certains livres (J’ai déjà été 183ème !) et je suis tombée sur un article du Point sur elle. Amélie y parle de ses romans, de l’écriture et de sa vie. J’ai trouvé certains passages vraiment intéressants. Comme ceux-ci:

Ses romans :

“Le Fait du prince est le 61e de mes livres et le 63e est en train. J’écris 3,7 romans par an, les uns à la suite des autres. En décembre, je relis tout ce que j’ai écrit dans l’année et je choisis ce qui sera publié l’année suivante, toujours parmi les récents. Je ne retourne jamais dans ce que j’appelle les vieilleries.”

Et dire que moi je me disais que si je repartais tout de suite dans l’écriture de mon second roman, j’allais m’épuiser ! En même temps, les livres d’Amélie Nothomb sont courts.

L’écriture :

“Je travaille énormément au moment de l’écriture, mais quand l’accouchement est fini et que je suis enceinte du livre suivant, c’est-à-dire dès le lendemain, je considère qu’il est trop tard. Si je n’ai pas réussi à investir dans un livre tout l’amour et tout le soin nécessaires lorsque je l’écrivais, c’est que ça n’en valait pas la peine. Je ne crois pas beaucoup aux corrections ultérieures.”

Chacun sa méthode, personnellement je crois que j’adore encore plus les corrections que la création. Quand le canevas est fini et qu’il me faut jouer avec les mots, approfondir certaines choses, ajouter de l’émotion. Oui j’adore les corrections.

Sa méthode de travail :

Je me réveille tous les jours à 4 heures du matin et, même si je suis fatiguée, la machine fonctionne : je me mets à écrire, toujours sur des cahiers à spirale et à petits carreaux en papier recyclé, toujours avec des Bic cristal encre bleue. J’enchaîne avec le courrier et, en saison, avec les interviews.”

Et elle ne s’arrête jamais, y compris le dimanche. Je ne sais pas si c’est vraiment vrai mais si oui, elle a une très belle volonté.
Bonne journée à tous !



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