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Auteur: Audrey
• Vendredi 07 mai 2010

ecriture-romanSi la tendance se maintient, je devrais avoir terminé Éternellement givrée à la fin du mois. Je tourne à 1500 mots par jour en ce moment et je pense à mon roman dès que je me lève. 5 mois pour un premier jet, je suis dans ma moyenne. Bien sûr, il faudra certainement compter trois ou quatre mois de corrections pour arriver au livre final. Écrire est un travail de longue haleine.

J’ai beaucoup réfléchi ces derniers mois à la place de l’écriture dans ma vie, à celle que je voudrais lui donner dans l’avenir. Étonnement, je me suis rendu compte qu’écrire à temps plein ne me conviendrait pas. Écrire est une activité très solitaire et j’ai besoin de m’évader de mon univers, de côtoyer des personnes réelles pour pouvoir replonger dans mon imagination efficacement.

Je sais aussi qu’il est faux de penser qu’en écrivant à temps plein, on peut écrire de 9h à 17h, ça ne marche pas comme ça, en tout cas pour moi. Quand j’écris plus de 2000 mots dans une journée, le lendemain, on dirait que je n’ai plus de jus, je peine à écrire 500 mots. Écrire à temps plein n’augmenterait pas ma moyenne d’écriture journalière. À un moment donné, quand cela fait 3 heures que j’écris, je n’ai plus envie.

Et puis, l’écriture, ça ne fait pas vivre. Je n’ai vraiment pas à me plaindre de ma situation, mes livres se vendent, mais je suis encore très loin de pouvoir en vivre. J’ai fait des études universitaires dans le but de faire quelque chose que j’aime et de bien gagner ma vie. Je ne rêve pas de gagner des millions, mais je tiens à pouvoir vivre confortablement. J’ai aussi besoin de sécurité, j’ai besoin de savoir que toutes les deux semaines, ma paye est déposée sur mon compte et qu’elle me permet de vivre sans problème. J’admire beaucoup ceux qui lâchent tout pour l’écriture, c’est quelque chose que je ne pourrais pas faire. Il y a trop d’incertitudes dans l’écriture, trop de paramètres qu’on ne contrôle pas, trop d’injustices aussi. Je lis tellement de livres magnifiques qui n’ont pas la place qu’ils méritent.

Mon idéal serait donc de travailler 4 jours/semaine et d’avoir trois jours complets pour l’écriture. C’est d’ailleurs mon prochain objectif. Et puis, dans un avenir pas si lointain, j’aimerai avoir des enfants ce qui malgré moi ralentira considérablement mon rythme d’écriture. Mais continuer à écrire n’est pas le seul projet qui me rende heureuse et je dirai : heureusement.

Auteur: Audrey
• Lundi 09 février 2009

J’ai lu que dans un article du Devoir que la vente moyenne d’un livre de fiction au Québec tous genres confondus s’élève à 883 exemplaires vendus. C’est sans doute un peu moins pour les premiers romans. Le taux global de retour des livres (les libraires ont trois mois pour retourner leurs invendus aux éditeurs à ce que je sais) est de 31% ce qui est énorme.

Je parle de chiffres ce matin parce qu’au fur et à mesure que la date de sortie de mon roman se rapproche, je pense à ce qui m’attend. En fait, j’essaie de ne pas me faire trop d’attentes pour limiter la déception. Je ne sais pas du tout quel accueil critique et public mon roman aura, je ne sais pas quel rayonnement il aura auprès des médias, auprès des lecteurs et vivre avec cette incertitude est assez difficile.

On a beau dire, on se crée quand même des attentes. J’essaie de me dire : eh c’est déjà génial d’avoir terminé un roman, d’avoir convaincue une maison d’éditions de le publier et de savoir que son roman va se retrouver en librairie. C’est vrai c’est génial. Mais ce bonheur là est presque derrière moi, je me rappelle encore de ce que j’ai ressenti quand Caroline m’a appelée au boulot, je me suis sentie flotter, littéralement. Quand j’ai rencontré Caroline et signé mon contrat aussi. Aujourd’hui, je suis un peu passée à autre chose. Je suis dans la phase 2 : celle où je veux toucher le plus de lecteurs.

Ce n’est plus vraiment de mon ressor maintenant et je trouve difficile de se laisser aller et de se dire advienne que pourra. C’est ce qu’il faut faire pourtant, on ne contrôle rien et ça ne sert à rien d’essayer sauf à s’épuiser. Bien sûr, je fais de la promotion sur mon blogue, sur facebook, j’aimerais organiser des séances de signatures dans les librairies de ma ville, mais ce n’est pas vraiment ça qui va jouer sur les ventes et je n’ai aucune idée de ce qui va jouer. C’est le flou total.

883 exemplaires vendus, c’est déjà énorme, je le pense. Toucher 883 personnes avec une histoire sortie de notre tête, c’est énorme. Mais évidement, mes espoirs dépassent largement ce chiffre. J’essaie de ne pas trop penser à ça pour ne pas être déçue, j’essaie de penser à ce qui m’attend sans penser aux ventes pour pouvoir le savourer pleinement mais je crois que c’est humain d’avoir des rêves et des espoirs. Je crois que c’est humain de vouloir voir son livre en tête des palmarès.

On verra.

Auteur: Audrey
• Mardi 14 octobre 2008

Je devrais recevoir les commentaires de Carolyn sur les modifications de Passionnément givrée dans une semaine. J’ai hâte de m’y remettre, plus d’un mois et demi sans me relire, les erreurs grossières et les incohérences s’ils en restent devraient me sauter aux yeux. D’après ce qu’a pu me dire Carolyn, si dans la première version, il y avait des choses à développer, dans cette deuxième version, il y a maintenant certaines longueurs, chose dont je me doutais.

Difficile de trouver un bon rythme. Je ne sais jamais si j’en dis trop ou pas assez sur un personnage, si je me perds dans des détails sans fin, peut-être que ça viendra avec l’expérience et la pratique. En attendant je suis bien contente d’avoir Carolyn qui veille et conseille.

Et j’ai hâte aussi de mettre un point final à ce roman. Il y a quelques semaines, je stressais à cette idée, rendre la version qui apparaitra sur les tablettes des librairies, plus de retour en arrière possible. Aujourd’hui je me sens davantage en confiance pour le faire, je me sens satisfaite de mon histoire et de mon écriture. Et après avoir lu les suggestions de Carolyn et remanier mon texte une dernière fois, je sais que là je serai vraiment prête. Je serai à 100% satisfaite de moi et prête à laisser mon premier roman commencer à vivre sans moi.
Dans dix ans, je le relirai peut-être en me disant ah mais quelle horreur, il y a des passages vraiment affreux. Dans dix ans, mon écriture aura changé, se sera améliorée (j’espère) mais ce qui compte c’est que je sois satisfaite et fière de moi aujourd’hui. La personne que je suis aujourd’hui a écrit ce roman et après ces dernières corrections qui s’en viennent, elle sera fière et satisfaite du travail accompli.

Auteur: Audrey
• Dimanche 31 août 2008

Après l’article du Figaro, voici un article sur Canoë dans la même veine mais se consacrant à l’édition québécoise. Ici c’est la maison d’édition HMH Hurtubise dont il est question.

Le passage qui m’a fait tiqué concerne plutôt la place du roman québécois au Québec :


“Seulement 35% des livres vendus ici sont des oeuvres québécoises, alors que ça devrait être au moins 50 à 60%», affirme Jacques Fortin.”


Il devrait y avoir une réciprocité entre la France et le Québec. Les livres québécois ne sont que très minimalement distribués en France alors qu’ici, nous sommes envahis d’auteurs Français. Certes, il existe des perles auxquels il ne faut pas passer à côté mais l’inverse est aussi vrai. De magnifiques romans québécois devraient se retrouver sur les tablettes de la Fnac et autres librairies. Mais bien sûr, avec plus de 600 romans attendus pour cette seule rentrée littéraire en France, on comprend qu’il ne reste plus beaucoup de place pour les autres. Mais 600 romans. Vraiment ? Combien sont de qualité parmi ceux-là ? Combien d’exemplaires imprimés en trop finiront pilonnés ? On publie beaucoup trop de livres et ce, des 2 côtés de l’Atlantique.

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