Enthéos est le premier roman de Julie Gravel-Richard qui tient le blogue Soleil d’encrier où elle y raconte, un peu comme moi, ses péripéties éditoriales.
Son lancement auquel je suis allée a lieu mercredi et a été un franc succès. Une belle file faisait la queue pour se faire dédicacer son livre à la fin. Ça m’a fait penser à mon futur lancement, je ne suis pas sûre que j’ai envie de parler devant tout le monde moi, mais surtout ça m’a fait réalisé qu’il va falloir que j’en fasse un en France ! Avec ma famille et mes amis sinon ça restera incomplet ! Comme je compte aller à Lyon en mai pour le mariage d’une amie, et que mon roman sera sorti d’ici là, le timing est parfait.
Bref je dévie.
Enthéos donc. Qui veut dire enthousiasme en grec, se sentir inspiré par Dieu. Sans dévoiler l’intrigue, je vous dirais qu’il s’agit de Thomas, ancien étudiant en théologie, qui essaie de se réinventer après avoir perdu la foi suite à un incident tragique. Nuit après nuit, il est assailli par des cauchemars sanglants. Arrivera-t-il à s’en débarrasser et à se retrouver ? L’histoire se déroule à Québec.
Julie a un style bien à elle, travaillé, précis, riche, on sent que chaque phrase a été pensée et repensée pour avoir sa place au milieu d’un tout qui fonctionne à merveille. On est loin de Marc Levy où tout n’est que facilité.
Ce que j’ai aimé surtout, c’est qu’il m’a fait réfléchir, sur la foi, sur la perte de la foi, sur la vie et la façon d’appréhender la mort. C’est ce que j’attends d’un livre, qu’il me remue, qu’il me fasse me poser des questions, en me donnant un brin de réponses.
Ce roman est aussi truffé de références à la mythologie grecque et on en apprend beaucoup. D’ailleurs une question à Julie : où se trouve le glossaire que tu avais préparé ? Je ne l’ai pas trouvé sur le site de septentrion.
En résumé, pour un premier roman, c’est admirable, un seul reproche peut-être, le début un peu lent. Il m’a fallu du temps avant de comprendre Thomas et de le suivre dans son combat. Mais je sais par expérience que ce n’est pas facile les débuts, il faut planter l’histoire, et dire sans trop en dire.
Une critique du livre est parue dans le Devoir aujourd’hui (il faut être abonné pour le lire). Le journaliste livre deux punchs essentiels de l’histoire, ce qui n’est pas vraiment fort je trouve, mais une critique dans le Devoir, ce n’est pas rien. C’est le journal “intellectuel” du Québec.
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• Samedi 30 août 2008
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