Le temps est venu de deviner la date de la première neige qui aura forcément lieu avant la fin du mois.
Je me suis racheté des mitaines hier en sortant du boulot mais j’essaie de tenir le plus longtemps possible avec seulement ma veste en jean et mon écharpe. C’est froid le matin à 7h45 en attendant le bus mais je refuse de déjà sortir de mon placard mon manteau de début d’hiver c’est à dire celui que je porte jusqu’à ce que les températures se coincent en dessus des -10 degrés. Je veux attendre jusqu’à la première neige.
Alors, vos pronostics ? Un 20 octobre ? 25?
Je voterai personnellement pour un 20 décembre mais puisqu’il faut rester réaliste, je vais dire totalement au hasard le 23 octobre. Rendez-vous lors de la première neige !
Je ne sais pas pour vous mais je trouve que ça sent l’hiver depuis hier. Les gens marchent beaucoup plus vite, le menton baissé et enfoui dans le col de leurs vestes, se protégeant du vent.
J’ai senti l’odeur de bois qui se consume et qui sort par les cheminées hier soir.
Mes mains étaient gelées et en plus de mon écharpe, je pense que je vais devoir me résoudre à ressortir mes petites mitaines.
Les feuilles s’amassent dans les rues, les arbres se dénudent. Oui, ça sent l’hiver.
Quelqu’un aurait le numéro ou l’adresse courriel de Dame Nature ? Parce que vu qu’on a pas eu d’été, j’aimerais bien qu’on est droit à un vrai automne, avec des couleurs flamboyantes comme seul le Québec sait le faire. Or si le vent continue de souffler comme ça, il n’y aura bientôt plus de feuilles jaunes, oranges, roses, rouges dans les arbres et donc plus rien à admirer.
• Jeudi 18 septembre 2008
C’est drôle de lire des blogs qui traitent de l’expatriation, de l’immigration au Québec. De lire des Français qui viennent de s’installer ici. Je me retrouve dans leurs découvertes, dans leurs surprises et je me rends compte aussi de la distance qui me sépare d’eux et du chemin parcouru. Je regrette un peu cette époque où tout n’est qu’exclamations de surprises. Ou tout n’est qu’excitation.
Se préparer à son premier hiver par exemple. Avoir hâte à sa première neige, à sa première tempête de neige, au silence et au ciel bleu, tellement bleu, qui suit en général le lendemain. Et déneiger. Prendre une pelle (pas en plastique ! Je l’ai appris à mes dépends) et s’amuser à enlever parfois plus d’un mètre de neige autour de sa voiture. De la neige dure, compactée par le passage des déneigeurs.
Je me rappelle l’an passé, j’ai découvert ma voiture totalement ensevelie après une tempête. En fait, je l’ai découverte ainsi plusieurs fois vu l’hiver qu’on a eu. La neige était tellement dure que j’ai pu grimper dessus sans m’enfoncer jusqu’au sol. Et je dépassais le toit de ma voiture d’au moins un mètre. Ah les joies de l’hiver !
Mais l’entraide est formidable. Tout la rue déneigeait en même temps. On aurait pu mettre de la musique et faire une grosse fête !
Mais au delà de toutes ces choses, moins superficielles qu’on ne pense (perso je ne passerai pas dix ans à vivre un hiver pareil), quitter la France pour s’installer et vivre au Québec, c’est un énorme changement. Une expérience qui bouleverse toute une vie. Que notre adaptation soit un échec ou une réussite. Le Québec ce n’est pas la France, loin de là. C’est une autre culture, un autre mode de vie, et je crois qu’on ne partage que la langue. Et encore. Durant mes premiers semaines ici, il m’est souvent arrivé de ne pas comprendre ce qu’on me disait.
Tabourette qui fait frette calvaire, ça a pas de bon sens !
Quelqu’un comprend ? Bon les Français qui vivent au Québec vous êtes hors concours !