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Auteur: Audrey
• Jeudi 15 octobre 2009

nanowrimo.bisFinalement, je crois bien que je vais me laisser tenter par le Nanowrimo. Le timing est parfait puisque je dois me replonger dans Merveilleusement givrée jusqu’à la fin du mois pour les dernières corrections.

Hier, j’ai discuté avec ma directrice littéraire et je peux enfin respirer ! Tous les changements effectués concordent avec ceux demandés. Yeah ! J’ai droit à une note de 95 %. Il me reste donc deux semaines pour corriger le 5% manquant. Pas grand-chose : quelques ajouts pour faciliter la compréhension de certains passages, quelques passages à supprimer pour accélérer le rythme, quelques commentaires à vérifier sur le style et hop, direction la révision littéraire !

L’année dernière, à la même époque, j’attendais des nouvelles de Carolyn sur Passionnément givrée. Nous sommes donc un peu en avance cette année. Ah que j’ai hâte de lui envoyer la version finale ! J’espère vraiment que mon tome II est meilleur que mon tome I. En tout cas, j’ai adoré l’écrire, j’ai donné le meilleur de moi-même et je crois que c’est l’essentiel.

Maintenant, il ne me reste qu’à réussir à passer à un autre projet. Ce qui me bloque dans mon roman pour ados, je crois, c’est qu’il manque une certaine originalité à mon histoire. Pourquoi raconter les tourments d’adolescents qui se ressemblent tous plus ou moins si on n’ajoute pas quelque chose de différent ? Ce que j’aime dans ma trilogie, c’est tout le côté découverte du Québec par Isa, son adaptation, sa vision de son pays d’accueil et de son pays natal. Dans mon roman pour ados, il manque un petit plus.

Je pars donc à la recherche de ce plus et le 1er novembre, je me lance dans le Nanowrimo en espérant arriver au bout avec un roman de 50 000 mots. Je serai au salon du livre de Montréal pendant trois jours mais le reste du temps, je pourrai écrire. Je vous donnerai mes impressions au jour le jour sur cette expérience. Une nouvelle catégorie vient donc de voir le jour sur mon blogue : le Nanowrimo 2009 !

Auteur: Audrey
• Samedi 27 juin 2009

intrigueJ’ai beaucoup ri en lisant cet article sur un blog (en anglais) : are there any original plots left ? parce qu’effectivement, des histoires originales, il n’y en a plus. Tout a déjà été plus ou moins écrit. La seule façon pour les auteurs de se démarquer je pense, c’est dans la façon d’écrire les histoires et dans la création de personnages inoubliables.

L’auteur du blog donne les conseils suivants :

  • Éviter les personnages stéréotypés et les clichés

Plus facile à dire qu’à faire quand on écrit un roman pour ados. Il y a toujours les personnages plus intellos, les plus sportifs, les populaires, les filles qui couchent et celles qui couchent pas dans les romans, parce que c’est comme ça dans la vraie vie. Là où on peut innover, c’est en n’écrivant pas une énième histoire sur la fille amoureuse du mec super populaire qui en fait est salaud et ne veut que coucher avec elle et qui va finalement se rendre compte que sortir avec un mec plus ordinaire mais qui l’aime, c’est mieux. C’est un peu l’histoire de La première fois de Sarah-Jeanne de Marie Grey soit dit en passant.

J’ai beaucoup aimé le roman, je l’ai trouvé très bien écrit et sans vulgarité au niveau des nombreuses et très détaillées scènes de sexe, mais malheureusement, je l’ai aussi trouvé très cliché (le gars populaire qui joue dans un groupe de musique qui en fait est un salaud et même un violeur, les filles allumeuses et sans cervelle, la fille qui se fait sauver par un preux chevalier et qui va tomber amoureuse de lui etc). Là où l’auteur innove, c’est dans le traitement sans artifice de la sexualité, je pense que beaucoup d’ados pourront trouver des réponses à leurs questions là dedans.

Autre conseil :

  • Écrire des dialogues qui sonnent vraies

J’adore écrire les dialogues, je pense que c’est un de mes points forts. Mon problème actuel se situe plus dans le langage que j’ai envie d’utiliser dans mon. Je ne supporte pas les expressions du genre je le kiffe grave, c’est qui cette meuf, ils sont trop ouf, etc… D’une, c’est très très français comme langage et si je publie mon roman au Québec, peu de lecteurs pourront se retrouver et de deux, ça fige un roman dans le temps d’écrire ainsi. Ce n’est pas un défaut en soi, mais le langage des jeunes évolue tellement vite que si ça se trouve, si mon roman est publié disons dans un an et demi, deux ans, le langage que j’ai choisi ne sera même plus d’actualité.

Ceci dit, j’essaie quand même de donner un air de fraicheur à mes dialogues, en utilisant des phrases courtes et directes.

Dernier conseil :

  • Développer un style original.

Je trouve que c’est le plus difficile. Je pense que ça prend des années. Il n’est pas donné à tout le monde d’écrire des romans que tout le monde peut reconnaitre rien qu’en lisant deux ou trois paragraphes et en se disant : ça c’est du Houellebecq, du Scott Fitzgerald ou du Nothomb tout craché.

À terme, j’aimerais arriver à développer une voix que mes lecteurs pourraient retrouver dans tous mes romans, mais je n’en suis pas encore là !