Tags-Archives pour » livres «

Touche pas à ma littérature !

salon-du-livre-montrealÇa m’énerve. Oui, vraiment, ça m’énerve que les livres québécois soient introuvables en France alors qu’au Québec, on est envahi de livres français. Et je ne dis pas ça parce que mon roman est introuvable chez moi, je le dis parce que je trouve ça injuste pour la littérature québécoise que je n’aurais jamais découverte si je n’étais pas partie au Québec.

On pourra m’objecter que certains livres québécois écrits en joual pourraient poser des problèmes de compréhension pour les Français. D’accord, mais d’une tous les livres québécois ne sont pas écrits exclusivement en joual et de deux, si les Québécois comprennent très bien nos particularités de langage pourquoi l’inverse ne serait-il pas vrai ? Évidemment, ce n’est pas en doublant Minuit le soir ou la Galère avec un accent français (horrible à écouter !), ou en faisant un remake made in France des Invicibles que les Français vont pouvoir s’ouvrir au monde.

Pourquoi les écrivains québécois doivent-ils se trouver un éditeur en France s’ils veulent se retrouver sur les tablettes des libraires dans l’Hexagone ? Si les caisses de romans français peuvent prendre le chemin du Québec sans intermédiaire, pourquoi les caisses de romans québécois ne pourraient-ils pas prendre le même chemin ? Ce sens unique m’énerve. Il faudrait que la France et Paris comprennent qu’ils n’ont plus le monopole de la culture francophone et qu’il se produit des choses de qualité ailleurs.

Le monde littéraire français est très protectionniste, il refuse que leurs romans soient trop concurrencés. Très bien mais que le monde littéraire québécois fasse la même chose alors ! Plus de Christine Angot, de Frédéric Beigbeder ou d’Amélie Nothomb au Québec pour que ce pays puisse promouvoir davantage sa littérature ! C’est ridicule comme réaction, je le sais très bien. À l’heure où on peut avoir accès à la littérature du monde entier, il ne faut pas se replier sur soi-même, au contraire.

Ce serait donc bien que les éditeurs et les libraires français le comprennent. Ce serait bien qu’on puisse trouver en France les étoiles montantes de la littérature québécoise comme on trouve celles de la littérature française au Québec. En espérant un jour, que les choses changent donc…

Salon du livre de Québec : rencontres

Ce qui a été vraiment plaisant dans ce salon du livre, ce sont toutes les belles rencontres que j’ai pu faire.

J’ai pu revoir Caroline et rencontrer toute la belle équipe des éditions de Mortagne après presque une année d’échanges par courriel. J’ai aussi rencontré mon attachée de presse et tout plein d’auteurs de la maison d’édition : Élisabeth Tremblay, Priska Poirier, Francine Gauthier, Serge Fortin, Luc St-Hilaire, Martin Dubé, Hervé Desbois, Melissa Perron et j’espère que je n’en oublie pas !

J’ai aussi discuté avec Sylvain d’Auteuil, un auteur avec lequel j’échange par courriel, croisé Julie Gravel Richard deux fois ainsi que François Blais, j’ai revu trois personnes présentes à ma séance de dédicaces de Renaud-Bray à place Laurier venues me donner leurs impressions toutes positives sur mon roman et surtout j’ai passé des moments magnifiques.

J’apprécie tellement de pouvoir discuter avec d’autres auteurs, discuter de livres et d’écriture avec quelqu’un qui vit la même chose, ça apporte beaucoup je trouve.

Je me suis laissée tenter par le livre de Francine Gauthier, son roman Rêve Marie sera ma première incursion dans le monde fantastique ! J’ai bien hâte de m’y plonger.

Les rencontres avec mes lecteurs ont été de très beaux moments également. Isa voyage dans le cœur des gens, se taille une jolie place parmi eux et ça me fait chaud au coeur. Je peux même dire que le tome II est déjà attendu.

J’ai maintenant vécu toutes les facettes du métier d’auteur : j’ai écrit, j’ai publié, et j’ai rencontré mes lecteurs. Et je suis prête à recommencer ce cycle dès maintenant. Je pense me lancer dans un roman pour ado, l’envie était déjà là mais le salon du livre et mes discussions avec les ados qui avaient lu mon livre ou allaient le lire m’ont donné encore plus le goût d’écrire quelque chose pour eux. Donner le goût de la lecture aux ados, j’adorerais ça !

Bref, mon bilan pour mon premier salon est plus que positive, la barre est haute pour le salon de Montréal ! D’autres séances de dédicaces s’en viennent : samedi au campanile, le 9 mai à la pyramide de Ste-Foy, le 16 aux promenades Beauport et peut-être une autre à Lévis ! J’ai hâte mais j’ai maintenant surtout hâte de me plonger dans l’écriture à nouveau.

Salon du livre de Québec : émotions

Mon premier salon fut vraiment extraordinaire, je ne pensais pas vivre autant d’émotions et prendre autant de plaisir. Je pense qu’il va me falloir toute la semaine pour raconter ce que j’ai vécu. Je ne pensais pas que ça me ferait autant de bien ces rencontres de lecteurs. Je n’ai qu’une hâte maintenant : que le temps passe et que ce soit déjà le salon du livre de Montréal !

J’ai aussi plusieurs séances de dédicaces organisées dans les prochaines semaines mais je pense que ce sera moins intense.

Bon par où commencer mon compte rendu ? Par le plus inattendu ? Trois faits marquants :

J’ai vendu tout mon stock de livres prévus pour le salon et j’ai dû apporter mes exemplaires gratuits qui me restaient pour ma dédicace d’hier.

Le samedi, trois personnes que je ne connaissais pas sont venues exprès pour moi ! Ils avaient lu mon livre et voulaient que je leur dédicace ! Non mais je n’en revenais pas.

Deux personnes qui ont acheté mon livre samedi m’ont pris en photo avec eux comme si j’étais une star !

Ce sont ces trois événements qui m’ont le plus marquée.

Ma séance de samedi a été une vraie réussite, je ne me suis pratiquement pas arrêtée de dédicacer des livres. J’ai rencontré les trois autres auteurs de la collection lime et citron et je suis allée moi-même me faire dédicacer le nouveau roman de Nicolas Dickner : Tarmac ainsi que les tomes I des Chroniques d’une mère indigne et un taxi la nuit, sans oublier le dernier recueil de nouvelles d’Éric Simard. J’ai aussi croisé plusieurs auteurs déjà rencontrés, eu le plaisir de discuter avec des auteurs avec qui j’échange par courriel, et j’ai aussi fait la connaissance de quelques lecteurs anonymes de ce blogue !

Bon je me relis et je me rends compte que mon compte rendu est tout décousu.  Je ne suis pas encore remise de toutes mes émotions je crois. Dans mon prochain article, je ferai un compte rendu jour après jour !

Swap Saint-Valentin ou l’amour sous toutes ses formes !

Nous sommes le 14 février, et comme je vous l’avais mentionné en début d’année, j’ai participé à mon premier swap, un swap organisé par Fashion et Stéphanie sous le thème Love is all around !

J’ai donc reçu le paquet de ma swappeuse jeudi et là je peux vous le dire tout de suite, j’ai pris la piqûre et je vais devenir accro aux swaps ! J’ai autant adoré faire mon paquet pour ma swappée et que recevoir le mien.

Alors voici son contenu :

En détail, voici les livres :

J’adore Émilie Brontë et je n’avais rien lu d’Anne alors ce livre tombe à merveille ! Quant à Zola, je voulais justement me replonger dans des classiques ! Ma swappeuse a vraiment bien choisie.

Du côté du DVD :

Je ne connaissais pas mais apparemment c’est une histoire d’amour impossible, comme je les aime et c’est russe. J’ai un trip sur la Russie en ce moment.

Côté objet, un calendrier tout rose et tout en coeur que je vais accrocher dans mon bureau au boulot et un petit support pour épingler une photo, reste à choisir la photo maintenant.

Et j’ai gardé le meilleur pour la fin : les gâteries sucrées. Il faut que je vous dise que la nourriture française est ce qui me manque le plus ici et les biscuits arrivent en première place. Désolée chers lecteurs québécois mais vos biscuits n’arrivent aucunement à la cheville de ça !

A l’heure où j’écris ces lignes, la moitié des sablés bretons ont été englouti et ne parlons même pas du chocolat blanc caramélisé à la noix de coco ! J’ai l’impression d’être en France !

Je suis vraiment vraiment contente de mon premier swap et il est certain que ce ne sera pas le dernier ! Un grand merci à swappeuse : Leiloona !

PS : ma swapée n’a pas malheureusement pas encore reçu son colis (sachant que je l’ai posté le 16 janvier et qu’on m’a dit que ça pouvait prendre jusqu’à un mois, il ne devrait plus tarder ) J’ai bien hâte de savoir si tout ce que je lui ai acheté lui plait ! Croisons les doigts pour que son colis lui arrive dans les plus brefs délais.

Petit coup de gueule contre la poste canadienne d’ailleurs parce que l’envoi du colis m’a coûté presque le même prix que son contenu et que les délais sont faramineux comparativement à ceux de la poste française !

Allez, joyeuse st-valentin à toutes !

Lectures et romans

Note à moi-même : ne plus aller traîner dans les librairies un vendredi soir, après que mon salaire gagné a la sueur de mon front ait été déposé sur mon compte, parce que voilà le résultat (vous pouvez cliquer sur la photo pour l’agrandir )

Ma pal (pile de livres à lire) vient de gonfler, comme si je n’en avais pas assez comme ça et ma carte de crédit continue d’atteindre des sommets. Vous pouvez cliquer sur la photo pour voir le prix et avoir une crise cardiaque.

Je trouve que les prix des livres sont du véritable vol et après ne nous demandons pas pourquoi les Québécois ne lisent pas. Pour 122 dollars (environ 90 euros) j’aurais pu avoir une douzaine de livres de poche en France et 7-8 livres format normal. Là, je n’ai 3 livres de poche et 3 livres format classique.

Vivement mon voyage en France que je fasse une razzia sur les bouquins ! L’année dernière, j’avais rapporté une quinzaine de livres !

J’ai décidé de tenir le compte de mes lectures à la fin de chaque mois. Janvier a été un petit mois par manque de temps. Et le soir j’étais tellement crevée que je lisais à peine 5 minutes avant de m’endormir.

Donc ce fut :

Lady Susan de Jane Austen (littérature anglaise)
Qui se souvient de David Foenkinos ?
de David Foenkinos (littérature française)
Au passage
d’Émmanuel Bouchard (littérature québécoise)
92 jours
de Larry Brown (littérature américaine)
Diaporama
de Agathe Colombier Hochberg (littérature française)

Et à mes heures perdues, je relis quelques pages des Hauts des Hurlevents parce que j’adore l’écriture d’Émilie Brontë.

J’ai beaucoup aimé flâné chez Renaud-Bray, regarder les clients prendre un livre, le retourner, lire la 4e de couverture, le redéposer ou l’emporter, je me demande ce qui se passe dans leur tête, comment il décide de prendre ou non un livre. Je crois que quand mon roman sera sorti, je vais poster dans un coin comme une psychopathe et observer les gens s’approcher de mon livre, feuilleter quelques pages et… l’emporter ! Sinon pouf, une balle directe en plein cœur.

Mais nan, je plaisante.

Mais je me demande quand même ce que ça doit faire de voir quelqu’un acheter son livre.

Tiens, en passant, Evelyne, si tu me lis, j’ai vu une fille acheter ton roman hier soir.