Un de mes lecteurs, me faisait remarquer en commentaire qu’aujourd’hui, les auteurs français font plutôt dans le court (180-200 pages environ) en majorité alors que mon roman en fait 380. Mon tome II en fera autant d’ailleurs, si ce n’est plus. Pourquoi ? Parce que j’aime avoir le temps et l’espace pour mettre en place mes personnages et les laisser se mettre en scène.
Je n’arrive pas à écrire des nouvelles bien construites parce que je ne peux pas écrire court. On dirait que j’apprends à connaître mes personnages au fil des pages, qu’ils se révèlent à moi en même temps qu’ils se révèleront à mes futurs lecteurs. Il y a certainement des longueurs dans mon roman, des passages où l’action où la tension se relâchent mais j’ai élagué au maximum, aidée par Carolyn et le reste, ma foi, je crois que le reste était nécessaire.
J’aime écrire long, je suis une auteure qui écrit long. Cela changera peut-être un jour, avec l’expérience. Peut-être que j’arriverai à écrire ce que j’ai à écrire en moins de mots mais pour l’instant, je ne veux pas me résoudre à passer moins de temps avec mes personnages. C’est d’ailleurs pour cela je crois que j’ai décidé d’écrire une trilogie alors qu’à l’origine, Passionnément givrée devait être un roman unique. Je suis tombée en amour avec mes personnages et ils m’ont retenue près d’eux. Ils m’ont forcée à écrire la suite de leurs vies.





