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Auteur: Audrey
• Mardi 02 septembre 2008

C’est bizarre cette sensation que je ressens depuis que j’ai envoyé mon roman à Carolyn. Je ressens un manque. Un manque d’écriture. Comme si, aussi, je devais dire au revoir pour toujours à mon premier roman.

Même si Carolyn me demande encore de faire quelques changements, je sais qu’il n’y aura rien de majeur. Je suis une bonne élève, j’ai pratiquement suivi tous ses conseils lors de mes corrections et déjà au départ, il n’y en avait pas beaucoup. Mon rapport de lecture faisait à peine deux pages. Ce qui veut dire que mon travail de création est terminée, le reste ne dépend plus vraiment de moi (à part la partie promo mais ça c’est une autre histoire)

Le problème, c’est que je ne sais pas si j’ai envie que mon roman évolue sans moi maintenant. Je me sens comme une maman qui regarde aller son enfant à l’école pour la première fois. Je suis vraiment trop sentimentale ! Mais c’est mon premier roman. Il aura toujours ce goût si spécial.

Je suis aussi en train de préparer la trame du tome II : mini-plan et fiche des nouveaux personnages. D’ici une semaine, je devrais être devant une page blanche devant mon premier chapitre. J’ai hâte. Le fameux syndrome de la page blanche ne me fait pas peur !

Et puis, puisque les corrections sur Passionnément givrée sont terminées, j’ai recommencé à contacter les maisons d’éditions françaises. Pas Grasset, ni Albin Michel, et encore moins Gallimard, on s’entend ,mais des plus petites. Je leur ai proposé de leur envoyer les trois premiers chapitres de mon roman par courriel et éventuellement tout le manuscrit par la suite par la poste si intérêt de leur part. À ce jour, 2 éditeurs sur 6 ont accepté. Je me croise les doigts pour qu’ils me demandent la suite !

C’est spécial cette dualité, d’un côté je suis dans l’excitation de l’édition de mon premier roman ici et d’un autre je suis encore dans l’espoir de trouver un éditeur en France pour qu’il traverse l’Atlantique.

Auteur: Audrey
• Dimanche 31 août 2008

Après l’article du Figaro, voici un article sur Canoë dans la même veine mais se consacrant à l’édition québécoise. Ici c’est la maison d’édition HMH Hurtubise dont il est question.

Le passage qui m’a fait tiqué concerne plutôt la place du roman québécois au Québec :


“Seulement 35% des livres vendus ici sont des oeuvres québécoises, alors que ça devrait être au moins 50 à 60%», affirme Jacques Fortin.”


Il devrait y avoir une réciprocité entre la France et le Québec. Les livres québécois ne sont que très minimalement distribués en France alors qu’ici, nous sommes envahis d’auteurs Français. Certes, il existe des perles auxquels il ne faut pas passer à côté mais l’inverse est aussi vrai. De magnifiques romans québécois devraient se retrouver sur les tablettes de la Fnac et autres librairies. Mais bien sûr, avec plus de 600 romans attendus pour cette seule rentrée littéraire en France, on comprend qu’il ne reste plus beaucoup de place pour les autres. Mais 600 romans. Vraiment ? Combien sont de qualité parmi ceux-là ? Combien d’exemplaires imprimés en trop finiront pilonnés ? On publie beaucoup trop de livres et ce, des 2 côtés de l’Atlantique.

Auteur: Audrey
• Mercredi 14 mai 2008

C’est le festival des lettres de refus dites donc. Encore une ce soir mais alors une vraiment belle de la part des Editions Alto. Si chaque éditeur prenait le temps de répondre de cette manière, les aspirants auteurs seraient moins aigris. Alors évidemment, c’est une petite maison et ils reçoivent moins de manuscrits ce qui leur permet de les lire et de rédiger de belles lettres. Mais ça vaut quand même un beau merci.

La raison du refus: mon ton ne cadre pas avec ceux de leurs précédents ouvrages (ce qui n’est pas totalement faux) et comme ils publient peu, ils ne veulent pas se lancer dans un autre style. Mais ils précisent que mon manuscrit possède d’excellentes qualités comme un style rythmé et des interrogations pertinentes sur les relations hommes-femmes. Ils terminent en me conseillant quelques maisons auxquelles j’ai déjà fait parvenir mon roman et en me souhaitant un très beau succès.

Touchée, je leur ai envoyé un petit mail de remerciement et de félicitations pour le prix des libraires de 2008 !

Categorie : Autour de l'édition  | Tags: ,  | 2 Plumes
Auteur: Audrey
• Dimanche 20 avril 2008

C’est quasi officiel pour mon roman ! J’ai revu C. au salon du livre ce midi, toujours enthousiaste, accueillante, et chaleureuse, je ne sais pas ce que ça va donner à long terme mais je me dis que je suis vraiment bien tombée. Elle voit beaucoup de potentiel dans mon roman. Elle m’a présentée une autre personne de l’équipe qui a aussi lu mon livre et on a rediscuté du contrat, de cette clause concernant le droit de préférence et on l’a réduit à 2 sans problème.

Elle va le corriger et m’envoyer le contrat par la poste dans le semaine. Ensuite, la conversation a dévié, elle m’a parlé de sa fille, je lui ai parlé de ma vie en France et de ce qui m’a amené ici, elle m’a proposé de venir lunché un vendredi midi avec toute l’équipe quand je pourrais me libérer. J’ai hâte. Et avant de partir, elle m’a souhaité la bienvenue dans l’équipe.

Alors voilà, si tout se passe bien, l’année prochaine, je ferais le Salon du livre de Québec en tant qu’auteure!

Ah!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

En même temps, j’ai vu tellement d’écrivains seuls devant leurs livres, ils faisaient de la peine alors qu’une fil énorme faisait la queue pour rencontrer Rafaëlle Germain. Arf, je n’ai pas franchement envie de faire la potiche devant mon roman l’an prochain ! Mais bon, en même temps, discuter ne serait-ce qu’à 4 ou 5 lecteurs qui me parleront de mon livre, je pense que ça voudra la peine.

J’ai hâte à ce qui s’en vient : signature du contrat et surtout correction sous supervision ! Le reste, la publication, les salons, les critiques j’y penserai plus tard, chaque chose en son temps.

Auteur: Audrey
• Jeudi 17 avril 2008

Ma rencontre d’hier s’est passée à merveille. J’avais mal au ventre quand j’ai franchi les portes du salon des congrès, j’ai récupéré le billet que la directrice de la maison d’édition… appelons-là C. avait déposé pour moi et je suis entrée. Je cherche leur kiosque, il y a deux femmes discutent avec un client, l’une d’elle se retourne vers moi, je me présente et un large sourire illumine son visage.

- Ah j’ai été la première à lire ton livre et je l’ai vraiment adoré.
Que c’est doux à mes oreilles.
- Est-ce que tu veux un verre d’eau ? C’est elle, C., me dit-elle en me pointant la femme à côté d’elle, la directrice de la maison.
J’accepte le verre d’eau, elle me présente à un auteur présent, lui parle de mon roman, de certains passages qui l’ont fait vraiment rire, notamment sur l’hiver, elle a beaucoup aimé mon regard sur le Québec, on discute, je me détends. Finalement, C. vient me rejoindre, on s’installe sur une table avec mon manuscrit et un contrat. On passe au tutoiement en trente secondes, elle est super énergique, et enthousiaste.
- T’as fait le plus dur, c’est moi la plus difficile à convaincre et je suis convaincue.

Wow. Mon manuscrit est sorti du lot en deux semaines parmi la pile qu’ils reçoivent, je suis pas mal fière ! Elle me parle des étapes qui s’en viennent si je signe le contrat : travail avec un coach sur mon roman, avec suggestions que je serai libre de refuser, révision linguistique, discussion sur la couverture et le résumé au dos, sur l’envie ou non de mettre ma photo, et puis de publication qui serait certainement en janvier ou février 2009 avec 2500 exemplaires environ. Elle m’explique aussi que si je fais les salons, si je dois aller à Montréal pour des entrevues, ils paient tous les frais du moment que je me loue pas une suite au Hilton avec vue sur le fleuve et ensuite on passe en revue le contrat de 5 pages avec 25 clauses.

D’après mes connaissances, ce contrat me semble bien correct mais il y a une clause qui me gêne, le droit de préférence sur mes 3 prochains livres, on parle de peut-être huit ans là, je ne sais même pas si je serais encore au Québec dans dix ans! Je comprends qu’ils veuillent garder leurs auteurs, qu’ils investissent du temps et de l’argent sur moi mais un droit préférence sur mes 3 prochains livres, je ne sais pas. Par contre, je garde le droit de proposer mon manuscrit en France et si une maison l’accepte, le livre sera édité en co-édition.

Après le contrat, on continue de parler de mon livre, C. l’a vraiment aimé, le seul truc qui me titille c’est qu’elle le considère comme un roman de chick lit et que j’ai l’impression qu’elle compte le mettre en marché de cette façon, sauf que oui ça en est mais je ne veux pas qu’on réduise mon roman à ça. Il y a toute une réflexion sur l’expatriation, sur les relations entre les québécois et les français, sur les relations filiales, sur le long chemin pour devenir adulte et je ne veux vraiment pas que mon roman soit réduit à de la chick lit. Je sais que c’est un créno qui marche fort donc je comprends la volonté de C. mais mon roman n’est pas que ça.

Bref, au bout d’une heure et demi, je suis repartie avec le contrat et elle m’a dit de lui redonner des nouvelles quand je serais prête.

Et donc, je suis en réflexion mais j’avoue que j’ai vraiment eu un super bon contact avec C. et son père est Français. Héhé y’a que des Français au Québec !

Bordel, je suis vraiment sur la route de la publication là !!! Incroyable!!!

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