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Auteur: Audrey
• Dimanche 09 janvier 2011

ecrireRetour à la maison ! Heureuse et triste à la fois. J’ai passé deux semaines super, je n’avais pas du tout envie de rentrer mais mine de rien, je suis contente d’être chez moi. Comme toute chose, les vacances ont une fin ! Snif ! Mais il faut bien retourner travailler si on veut avoir d’autres vacances ensuite !

J’avais prévu de faire des tas de choses pendant les fêtes : valider les corrections de la réviseuse linguistique sur Éternellement givrée, relire le tome 1 de ma série pour ados et arrimer certaines choses avec le tome 2, lire le manuscrit d’une amie, et lire au moins 3 livres qui attendent dans ma pile depuis le salon du livre de Montréal.

Mon planning était beaucoup trop optimiste ! Je suis parvenue à rendre la version finale d’Éternellement givrée de peine et de misère et je n’ai lu qu’un seul livre et c’était dans l’avion le 23 ! C’est vrai que j’avais prévu beaucoup de choses mais  je ne pensais pas être autant occupée. Aucun regret ceci dit. Il faut vivre pour pouvoir écrire. Il faut s’amuser, se détendre et ensuite on peut replonger. Sauf que j’essaie depuis deux jours et je n’y arrive pas !

Ça m’arrive toujours après de longues pauses, je dois batailler pour recommencer à écrire. C’est pour ça que je ne m’arrête jamais plus de deux semaines. Là, ma dernière réelle séance d’écriture remonte au 29 novembre pour la fin du Nanowrimo. Une éternité donc, d’autant plus que relever ce défi m’a totalement vidée ! Pourtant, ça a été dur de faire autre chose qu’écrire pendant mes temps libres. Mais j’y suis arrivée et j’ai pu vraiment profiter de mes vacances !

Le problème, c’est que si aujourd’hui, j’ai envie d’écrire (cette envie ne me quitte jamais) je n’ai pas envie de fournir les efforts qu’il faut pour m’y remettre et je me connais, je sais que ça peut durer longtemps comme ça ! Quelqu’un aurait-il  l’amabilité de me donner un bon coup de pied aux fesses pour me réveiller ? Mes personnages auraient-ils la gentillesse de revenir me harceler jour et nuit pour que je raconte leur histoire ?

Non mais franchement, quand j’écrivais et corrigeais Éternellement givrée, mes héroïnes de ma série pour ados ne voulaient pas me laisser tranquille et maintenant que la voie est libre, je ne les entends plus ! Pff ! À tous les coups, elles vont revenir au moment le plus inopportun ! Bon alors, je fais quoi ? J’attends que l’inspiration revienne (oui, oui, je crois encore au miracle de l’inspiration et au père Noël aussi !) ou je me secoue un peu pour replonger ?

Ah quel métier que celui d’auteur !

Auteur: Audrey
• Lundi 15 novembre 2010

IMG_0415On dirait bien que cette fois, c’est la fin de ma trilogie commencée presque 4 ans plus tôt ! J’ai terminé vendredi après-midi les corrections d’Éternellement givrée et mon manuscrit part cette semaine en révision linguistique ! Quelle aventure que l’écriture de ces trois tomes ! Je me revois très bien en train de commencer Passionnément givrée un jour de mai. Petite anecdote : la scène que j’ai écrite ce jour-là ne se retrouve pas dans la version publiée. Mais j’avais mon personnage principal et trouvé le ton sur lequel je voulais écrire.

Je ne savais pas  où ce roman allait me conduire, à l’époque je ne pensais même pas être publiée. J’écrivais pour le plaisir avec comme but ultime : terminer ce que j’avais commencé parce que j’en avais assez d’empiler les romans inachevés. Une fois cet objectif atteint, j’ai entamé le long processus de réécriture. Je suis passée du “Elle” au “Je” et du passé simple au présent. J’ai raffiné la psychologie des personnages, étoffé les intrigues et en mars 2008, la veille d’une fin de semaine de 4 jours à New York, j’ai imprimé mon manuscrit en plusieurs exemplaires. Je les ai ensuite postés comme tant de bouteilles à la mer. Les éditions de Mortagne en ont repêché une, l’ont prise sous leurs ailes et j’ai découvert le processus éditorial.

La suite, vous la connaissez : l’idée de ma trilogie, la rencontre avec les lecteurs et les auteurs, l’idée de ma série pour ados. Je vis une merveilleuse aventure et je me sens tellement privilégiée. J’adore ma maison d’édition, je bâtis des amitiés virtuelles et réelles, je voyage à travers le Québec, et mes romans se vendent. D’ailleurs, presque deux ans après la sortie de mon tome un, Passionnément givrée et Merveilleusement givrée ont encore droit à une belle mise en avant au Renaud-Bray (Place Laurier).

Je n’ai pas écrit en fin de semaine. Je voulais passer du temps avec mes proches, mais dès aujourd’hui, je replonge dans le tome 2 de ma série pour ados. Je sens moins l’effervescence du Nanowrimo cette année. Mes collègues auteurs en parlent moins sur leur blogue et pendant les deux premières semaines, j’étais en correction. Ceci étant, je retombe à présent en écriture avec comme objectif d’écrire 25 000 mots jusqu’au 30 novembre. Si je réussis, j’aurais relevé mon défi du Nanowrimo 2010 !

En attendant, je vous laisse avec quelques anecdotes de corrections d’Éternellement givrée.

  1. La pire faute relevée par ma directrice littéraire : “dans c’est moments-là”. J’ai honte, je vais me cacher sous ma couette pour ne plus jamais en sortir !!!
  2. Je n’ai trouvé aucune page de mon manuscrit sans au moins une virgule rajoutée. Vive l’étape des corrections !
  3. Ma plus grande faiblesse au niveau de mon style selon moi : j’utilise beaucoup le mot “chose” ou “quelque chose”. C’est maintenant ancré dans ma tête et à l’avenir, je vais faire attention à choisir précisément le mot qu’il faut décrire pour décrire ma pensée.
  4. Je dois faire attention aux répétitions de mots ou d’idées.
  5. Mais en contrepartie, j’utilise de moins en moins d’adverbes et d’adjectifs superflus et très peu de passages ont été rayés et affublés du mot : “nécessaire ?” par ma directrice littéraire.
  6. J’ai adoré ses clins d’œils et ses bonshommes sourires dessinés tout au long de mon manuscrit.
  7. Mon plus grand fou rire : après avoir utilisé trois fois la phrase “je suis prêt” en une ou deux pages, ma directrice littéraire a fini par écrire : “Jean Charest, sors de ce corps !” J’ai ri pendant 5 minutes toute seule devant mon écran !
  8. J’ai perdu les 11 dernières pages de mon manuscrit (probablement restées dans l’enveloppe que j’ai reçue et mise au recyclage sans attendre). Ma directrice littéraire a eu la gentillesse de refaire son coaching la journée même où je le lui ai annoncé. Choyée, dites-vous ? Encore plus que ça !
Auteur: Audrey
• Jeudi 17 juin 2010

pile-de-livres-thumb3780124Quand j’ai commencé à écrire le tome I de ma série pour ados, j’ai ajouté quelque chose d’essentiel à ma méthode d’écriture : les recherches. Je n’en ai pratiquement pas fait pour ma trilogie : une Française qui immigre au Québec et qui vit des déboires amoureux et professionnels, c’était assez familier pour moi merci pour que je me lance dans l’écriture sans passer par l’étape “recherches”.

En commençant ma série pour ados, j’ai senti que les choses allaient être différentes. Je ne suis plus une ado de 15 ans, je ne sais pas grand chose de leur quotidien, sans compter que je ne connaissais rien au système scolaire québécois. D’ailleurs, même le système scolaire français ne me disait plus grand chose tellement les termes ont changé depuis mes 18 ans.

J’ai eu beaucoup de chance en faisant mes recherches : le frère d’un ami, prof au secondaire, a accepté de répondre à toutes mes questions. Nous nous sommes échangés des dizaines de courriels et je crois que j’ai pour une vingtaine de pages de renseignements. Idéalement, j’aurais bien aimé passer une journée ou deux dans une école secondaire au Québec pour m’empeigner de l’ambiance mais je ne suis pas certaine que ce soit possible. Je me suis donc contenter de certains films et j’ai aussi pu discuté avec deux ados de 14 ans qui m’ont permis d’en apprendre un peu plus sur l’univers des filles d’aujourd’hui.

Après toutes ces discussions, j’ai commencé la rédaction du tome I. Beaucoup de choses ont changé entre la première version et la version envoyée à mon éditrice. Il m’est arrivé la même chose avec Passionnément givrée. Quand je commence un nouveau roman, j’ai l’impression qu’il faut que je passe par cette étape : j’écris, je corrige, je réécris, je change, j’adapte. Il me faut du temps avant de trouver l’angle, le ton, le style, et l’histoire qui conviennent.

Peut-être que si je partais de l’histoire au lieu de partir des personnages, les choses seraient différentes. C’est vrai, je ne me suis jamais dit : tiens j’ai envie de raconter telle histoire mais plutôt : tiens j’ai envie de suivre le parcours d’une fille forte, déterminée et un peu solitaire qui doit surmonter un échec important dans sa vie.

Mais finalement, c’est peut-être la même chose que de partir de l’histoire. Quand on pense à une histoire, il y a toujours un peu des personnages et quand on pense aux personnages, il y a toujours un peu d’histoire.

Auteur: Audrey
• Mardi 27 octobre 2009

nanowrimoEh bien voilà, mon tome II est FI-NI ! Je viens d’envoyer la version finale à ma directrice littéraire ! Il ne me restera plus qu’à valider les futures corrections du réviseur linguistique et à attendre l’arrivée de mon deuxième bébé chez moi !

Je suis vraiment contente mais en même temps, je me rends compte que la fin de ma trilogie approche. Plus qu’un tome et je devrais dire au revoir à Isa et Maxim pour toujours ! Mine de rien, ça va être dur.

Je crois qu’il est difficile de comprendre, pour quelqu’un qui n’écrit pas, ce qu’on peut ressortir dans ces moments-là. Nos personnages deviennent comme des amis. Quand on y pense, je vis avec Maxim et Isa depuis mai 2007  ! Enfin, les adieux ne sont pas encore pour tout de suite et je veux savourer tout ce qui s’en vient pour moi.

Et ce qui s’en vient dans 4 jours, c’est le Nanowrimo ! Franchement, ça va être un miracle si je réussis ce défi ! Le 31 octobre, je suis invitée à un anniversaire qui va se terminer à je ne sais quelle heure ce qui veut dire que dimanche (le 1er novembre, jour J), je vais passer mon temps à dormir parce que mon corps a oublié comment récupérer d’une nuit blanche en 3 heures de sommeil. Ah, où est passé ma vingtaine ! Ensuite, il y a le salon du livre de Montréal. Et à travers ça, je vais aussi devoir valider les corrections du réviseur linguistique sur mon tome II et finaliser sa quatrième de couverture !

J’aimerais bien pouvoir me dédoubler, tiens ! En tout cas, ça risque d’être intéressant. Il y a des rencontres de participants prévues à Québec et le 22 novembre, il y a même la nuit de l’écriture ! J’ai vraiment vraiment hâte d’y être !

En passant, je voulais vous faire découvrir l’excellent blog d’Inkygirl : Daily diversions for writers. C’est en anglais mais je suis complètement fan de ses dessins !

Auteur: Audrey
• Vendredi 23 octobre 2009

photo_correctionsAlors que la ville de Québec reçoit ses premiers centimètres de neige (me semble que c’est tôt, cette année, non ?) et que la moitié des blogues que je suis en parlent, moi, je suis plongée dans Merveilleusement givrée depuis le début de la semaine avec l’objectif de rendre un manuscrit final lundi ou mardi prochain.

Je passe en revue les commentaires de Carolyn, je découvre que j’ai utilisé 17 fois les mots tout, tous, toute et toutes en 2 pages (vive l’œil de lynx de ma directrice littéraire !) et surtout je me rends compte à quel point je suis chanceuse de pouvoir travailler avec une personne qui a saisi aussi justement l’essence de mes personnages, l’essence de mon histoire. Les suggestions de Carolyn sont toujours tellement sensées.

Là, nous ne sommes plus à corriger la trame de l’intrigue, nous en sommes à la finition. Je corrige quelques tournures de style, le développement de certains côtés drôles ou dramatiques par l’ajout d’une phrase ou deux, ou encore les incohérences. Comment Isa peut-elle utiliser son cellulaire alors qu’au début de chapitre, sa batterie était à plat ? m’écrit ma directrice littéraire sur mon manuscrit assorti d’un clin d’oeil. Oups. Voilà le genre de détails qu’un lecteur ne manquerait pas de remarquer mais que l’auteure ne voit plus. Ou difficilement.

C’est très ennuyeux d’ailleurs, ce phénomène. Notre cerveau lit ce qu’on pense avoir écrit et non ce qu’il y a écrit. On ne voit donc pas qu’il manque un mot ou qu’on a écrit il pleure, ou lieu de il pleut. Voilà pourquoi je me sens privilégiée de pouvoir travailler avec une maison d’édition qui attache autant d’importance à la relecture et à la correction de manuscrits. Je sais que toutes les maisons d’édition emploient des réviseurs linguistiques mais leur boulot, c’est de corriger la langue, pas de réviser un texte sur le fond. Pourtant, je suis convaincue que tout manuscrit, même celui de grands auteurs, peut être améliorer.

Je suis fière de mon tome II. Je pense qu’il est bien meilleur que mon tome I. Reste à voir ce qu’en penseront mes lectrices. Sortie au printemps 2010 !

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