• Mercredi 12 novembre 2008
Je ne pensais pas être capable d’attendre ce degré de satisfaction envers mon roman : 99%. Je suis fière, vraiment fière, tellement fière. J’aime ce que j’ai écrit, c’est l’histoire que je voulais écrire, le ton que je voulais employer, les thèmes que je voulais aborder et Carolyn a su admirablement me conduire là où je voulais aller. Elle a corrigé tous mes tics d’écriture et j’en ai, m’a conseillée, donné des pistes de solutions sans jamais rien m’imposer et maintenant la fin se profile à l’horizon. La version finale de mon roman ne devrait pas tarder à être validée ! Je suis tellement bien entourée et le travail fait sur mon texte a été incroyable. Savoir accompagner l’auteur, c’est ce qui fait la valeur d’un éditeur.
Il me reste tout de même encore ce 1% qui me pousse à changer un mot pour un autre, mettre une virgule à la place d’un “et”, faire deux paragraphes d’un passage au lieu d’un. On est dans le détail mais je ne sais pas si je vais pouvoir arrêter de vouloir changer quelque chose. Figer les choses pour toujours, c’est stressant. Le mot toujours est définitif. Je vais devoir vivre toute ma vie avec ces mots.
Bientôt je n’aurais plus le choix. Quand mon texte sera passé en révision linguistique, je ne pourrais plus rien changer. Je suis contente d’avoir cette limite, parce que je crois que si on me laissait faire, j’irais jusque chez l’imprimeur pour faire des corrections de dernière minute.
Je n’en reviens toujours pas d’être en train de vivre ce que je vis. Dire qu’il y a seulement deux ans de cela, je n’avais rien écrit depuis plusieurs années à part quelques nouvelles assez ordinaires. Faut croire que mon roman sommeillait en moi et attendait le bon moment pour s’imposer à moi.
Eh bien, je crois que je vais m’enfermer dans un couvant jusqu’à Noel vu le travail que nous attend mon éditrice et moi pour boucler mon roman. Approbation finale sur le fond, révision linguistique, mise en page, correction d’épreuves, approbation finale de ma part et direction chez l’imprimeur. Heureusement que le temps est propice à rester blotti dans son salon au coin du feu et le portable sur les genoux.
Ma prochaine étape, en plus de corriger une dernière fois Passionnément Givrée selon les indications de Carolyn : écrire le résumé de la 4e de couverture. Quelque de court, d’accrocheur, donnant le ton et les éléments principaux de l’histoire, tout en défi en soi.
Je vais réfléchir à ça en fin de semaine.
Ces derniers jours ont été riche en émotions, choisir la couverture et écrire la 4e de couverture de son livre, deux éléments fondamentaux dans l’accroche aux lecteurs, c’est grisant et… un peu stressant aussi
Je ne veux pas me tromper.
Heureusement, je sais que je ne suis pas seule dans cette aventure !
Il y a quelques jours j’écrivais sur ma naïveté de jeune auteur concernant mon éventuelle publication, aujourd’hui j’aimerais vous parler d’une autre de mes croyances qui, je pense, touche tous les nouveaux écrivains : celle qu’on a écrit un chef d’œuvre. Bon en fait on passe par les deux extrêmes : de j’ai écrit une vraie merde remplie de clichés dans un style épouvantable à mon dieu que j’écris sublimement bien, je suis sûre que MOI je vais arriver là où les autres ont échoué. Les éditeurs vont s’arracher ma prose et mon livre va se vendre à des centaines de milliers d’exemplaires sans parler de l’adaptation cinématographique. Oui oui dès fois je le pense, ou plutôt je l’espère. Je m’en fous des statistiques qui disent que le premier roman d’un écrivain est très rarement publié ( il faut laisser à l’écriture le temps d’évoluer) alors quant à ce qu’il devienne un best seller!
Depuis quelques mois grâce à Internet, j’apprends l’humilité. Je découvre des tas de site en anglais pour la plupart qui donne des conseils pour écrire, des conseils précis, détaillés et très utiles. Et je dois dire que grâce à eux, mon style a évolué vers quelque chose de meilleur. Supprimez au max les adjectifs et les adverbes qui détonnent une pauvreté de langage, arrêtez de tout rabâcher au lecteur. Ça c’est un de mes défauts, j’explique toujours tout au lecteur, si mon héroïne agit comme ça c’est parce que tu te rappelles à la page 15 il s’est passé ça et en plus blabla. Pas besoin, d’ailleurs quand je lis un roman et que l’auteur nous explique tout en long en large et en travers, je déteste et j’ai envie de lui hurler me prends tu pour une conne, j’ai bien compris ce qui se passait, pas besoin d’en mettre des tonnes!
Tout ça pour dire que je suis contente qu’Internet existe. Grâce à ça je me suis évitée des profondes déceptions (comme envoyer mon manuscrit à Albin Michel ou Robert Laffond depuis le Québec et attendre une réponse positive! Rassurez vous je n’aurais pas tenté Gallimard) et la version finale de mon roman s’améliore de jour en jour.
Bon ben sinon on est le 3 décembre et c’est déjà la deuxième tempête de neige! Je viens de passer presque une heure à essayer de sortir ma voiture prise dans un banc de neige d’un mètre cinquante! Comme le dit l’heroïne de mon roman : c’est dans ces moments là que je me demande ce que je suis venue foutre ici!
Heureusement y’a le sirop d’érable!