Message à celui ou celle qui a atterri sur mon blogue en tapant dans google : “comment enlever la neige autour de ma voiture ?”
Tu prends une pelle, tu ramasses un peu de neige et tu la jettes un peu plus loin, de préférence, pas vers une autre voiture, elle aussi, ensevelie, et tu recommences jusqu’à ce que ta voiture puisse bouger. La durée de l’exercice varie selon la qualité de ta pelle, la quantité de neige tombée, le passage ou non des déneigeurs qui auront compacté la neige et la température ambiante. Plus il est fait froid, plus la neige devient dure. Pelleter à – 20 degrés, c’est génial.
Allez, courage, tu verras, on s’habitue et qui plus est, la dépense calorique est à peu près équivalente à une demi heure de workout ! Passe un bel hiver !
PS : faudrait que je fasse un jour le top 10 des meilleures recherches google qui ont mené à mon blogue, c’est hilarant !
• Jeudi 18 septembre 2008
C’est drôle de lire des blogs qui traitent de l’expatriation, de l’immigration au Québec. De lire des Français qui viennent de s’installer ici. Je me retrouve dans leurs découvertes, dans leurs surprises et je me rends compte aussi de la distance qui me sépare d’eux et du chemin parcouru. Je regrette un peu cette époque où tout n’est qu’exclamations de surprises. Ou tout n’est qu’excitation.
Se préparer à son premier hiver par exemple. Avoir hâte à sa première neige, à sa première tempête de neige, au silence et au ciel bleu, tellement bleu, qui suit en général le lendemain. Et déneiger. Prendre une pelle (pas en plastique ! Je l’ai appris à mes dépends) et s’amuser à enlever parfois plus d’un mètre de neige autour de sa voiture. De la neige dure, compactée par le passage des déneigeurs.
Je me rappelle l’an passé, j’ai découvert ma voiture totalement ensevelie après une tempête. En fait, je l’ai découverte ainsi plusieurs fois vu l’hiver qu’on a eu. La neige était tellement dure que j’ai pu grimper dessus sans m’enfoncer jusqu’au sol. Et je dépassais le toit de ma voiture d’au moins un mètre. Ah les joies de l’hiver !
Mais l’entraide est formidable. Tout la rue déneigeait en même temps. On aurait pu mettre de la musique et faire une grosse fête !
Mais au delà de toutes ces choses, moins superficielles qu’on ne pense (perso je ne passerai pas dix ans à vivre un hiver pareil), quitter la France pour s’installer et vivre au Québec, c’est un énorme changement. Une expérience qui bouleverse toute une vie. Que notre adaptation soit un échec ou une réussite. Le Québec ce n’est pas la France, loin de là. C’est une autre culture, un autre mode de vie, et je crois qu’on ne partage que la langue. Et encore. Durant mes premiers semaines ici, il m’est souvent arrivé de ne pas comprendre ce qu’on me disait.
Tabourette qui fait frette calvaire, ça a pas de bon sens !
Quelqu’un comprend ? Bon les Français qui vivent au Québec vous êtes hors concours !