Ma participation au Nano est vraiment différente cette année. Avant ce matin, je n’avais même pas regardé combien j’ai écrit de mots depuis mardi. Ce qui m’importe, c’est d’écrire et, en ce moment, je le fais avec une facilité assez déconcertante, à tel point que je me disais : non, mais ce n’est pas possible, ça doit être trop nul ce que j’écris, ça va trop bien.
Je me suis relue et je n’ai pas voulu tout effacer. Grande victoire ! Et puis petit à petit, j’ai compris que si l’histoire se raconte toute seule depuis quelques jours, c’est parce que je l’ai pensée, réfléchie, rêvée les semaines précédentes. Quand j’ai terminé les corrections sur Ados-1 et 2, je ne me suis pas lancée tout de suite dans la rédaction de Ados-3. Mine de rien, ça donne le vertige de contempler une page Word complètement vide avec “chapitre un” écrit et le curseur qui clignote derrière. Cette page Word qui deviendra la première de plus de 200 et qui contiendra mon roman.
Donc je repoussais l’échéance (et je culpabilisais, évidemment). Je me trouvais des excuses : c’est l’automne, je veux aller prendre des photos, c’est l’entre deux-saisons, je suis fatiguée, je garde mes forces pour le Nanowrimo, de toute façon, j’ai le temps, la série n’est pas encore lancée, et puis laissez-moi tranquille, je n’ai pas envie d’écrire, bon ! Aujourd’hui, je me rends compte que pendant cette période, même si je n’écrivais pas, je travaillais quand même. Mon histoire se mettait en place dans ma tête, je reprenais contact avec mes personnages, avec ce qu’ils avaient vécu dans les tomes précédents, avec ce qu’ils allaient vivre. Et quand j’ai été prête, j’ai commencé à écrire.
Pour être honnête, ça n’a pas été super facile. La transition entre les corrections et l’écriture, je déteste ça. On dirait qu’à chaque fois, ça me prend du temps pour me rappeler comment écrire à partir de rien (ou presque, l’avantage des séries, c’est que les personnages, l’ambiance, le ton, tout est là) et pour arrêter d’être paralysée par la page blanche. Mais ensuite, je reprends mes habitudes et j’écris, j’écris, j’écris et je tripe totalement.
Ce matin, je suis arrivée à 25 000 mots et là, ça m’a frappée : je suis presque rendue à la moitié de Ados-3 mais aussi à la moitié de la série ! Vu que j’écris 5 tomes et que je suis à la moitié du 3e, j’ai fait presque 50 % du chemin. Ouf, vertige ! Déjà la moitié ? Il me semble que je viens juste de rencontrer mes personnages. Ok, ça fait 2 ans et demi mais franchement, ça me fait quelque chose de me dire que maintenant, quoi que je fasse, je vais être plus proche de la fin de leur histoire que du début.
Enfin, je me console en pensant à toutes les corrections qui s’en viennent et au temps supplémentaire que je vais pouvoir passer avec mes ados !
Sur ce, je retourne profiter de l’heure supplémentaire du week-end tout en essayant de ne pas penser à la nuit qui va tomber plus tôt ce soir !







Bon, on rallume la lumière, on essuie la poussière et on reprend possession des lieux. Je ne me souvenais même plus de mon mot de passe pour accéder à la partie administration de mon blogue ! Presque un mois sans le mettre à jour. J’ai été et je suis encore bien occupée. D’ailleurs j’ai à peu près 700 articles de blogue à lire dans mon Google Reader !!! Et je ne parle même pas de Facebook ! Mais quand arrivent les beaux jours, je suis toujours moins présente sur Internet. J’ai besoin de passer mes fins de semaine à l’extérieur.

