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Auteur: Audrey
• Mardi 10 novembre 2009

Je n’ai jamais écrit aussi vite. Je viens d’atteindre les 25 000 mots et des poussières soit une moyenne de 2500 mots/jour pendant 10 jours.

La question est : ce que j’ai écrit n’est-il pas totalement bon à jeter à la poubelle ? Je sais que le principe du Nanowrimo, c’est on écrit, on remplit les pages et on verra ensuite. Mais c’est contre ma nature et je n’arrive pas à passer outre. Alors oui, même pendant le Nano, je corrige un peu ce que j’ai écrit. Quand des idées me viennent en cours de route, je vais modifier ce que j’ai écrit 25 pages plus tôt pour que ça concorde avec la suite. J’écris comme ça et je n’ai pas envie de changer.

Mon objectif, c’est qu’au moins 75% de ce que j’écris pendant le Nano soit réutilisable. Bien sûr je ne parle pas du style qui peut s’améliorer à l’infini mais plutôt de la trame de l’histoire, des personnages, de leur évolution.

L’avantage, c’est que je travaille présentement sur mon roman pour ados, que j’ai ce projet en tête depuis avril dernier et que j’avais déjà écrit plus de 120 pages de ce roman (dont certains passages seront peut-être utilisés après le Nano). Je sais donc où je m’en vais ce qui facilite beaucoup les choses. Je connais mieux mes personnages. D’ailleurs, plus j’écris, plus j’apprends à les aimer, surtout Zoé. J’aime les filles fortes qui sont plus vulnérables qu’elles veulent bien le laisser paraître.

Je vous reparlerai de mon roman quand le Nanowrimo sera fini. Mon objectif  ? Atteindre les 50 000 mots bien sûr mais aussi terminer complètement le premier jet de mon roman au 30 novembre. Ce qui rajoute entre 10 000 et 15 000 mots au 50 000 mots du Nano. Oui, Émilie, on a le même objectif ! ;-)

Mais bon, si je ne réussis pas à mettre le point final le 30 novembre, ça ne sera pas grave. Je serai déjà très heureuse d’avoir réussi ce beau défi qu’est le Nanowrimo !

PS : j’ai appris la semaine dernière que ma maison d’édition lancera une nouvelle collection pour ados en janvier 2010. Je n’aurais peut-être pas à me relancer dans la recherche d’éditeur finalement. Reste à voir s’ils aimeront étant donné le contexte très français de l’histoire.

Auteur: Audrey
• Jeudi 05 novembre 2009

Eh bien. Si hier j’ai franchi les 10 000 mots dans l’écriture de mon Nanowrimo, aujourd’hui, je traîne la patte. Les mots ne sortent pas. Je me laisse engloutir par la procrastination. Je suis moins motivée. Je crois que l’enthousiasme du début a disparu et que le vrai défi commence.

Suis-je capable de tenir sur la durée ? De m’astreindre à une discipline difficile pour les 25 jours restants ? L’avenir nous le dira. En attendant, j’essaie de ne pas trop déprimer en voyant certains participants atteindre et dépasser les 30 000 après 5 jours. C’est énorme.

Ceci dit, quand j’y réfléchis, je ne sais pas si j’aimerais écrire aussi vite. Ce que j’aime dans l’écriture, c’est prendre le temps de choisir le bon mot, d’écrire la bonne phrase (Bon, pas non plus pendant deux heures même si ça m’est déjà arrivé.) Ce que j’aime, c’est  passer du temps avec mes personnages, j’aime m’imprégner de ce qu’ils vivent. J’aime rire, m’émerveiller ou pleurer avec eux. Quand on écrit vite, qu’on enchaîne les scènes, a-t-on le temps de vivre avec nos personnages ?

En tout cas, chacun sa méthode, l’important c’est de trouver ce qui nous convient.

Quoiqu’il en soit, à moins d’un miracle, je n’atteindrai pas les 20 000 mots que je me suis fixés pour dimanche soir étant donné que j’ai des projets pour la fin de semaine. Ceci dit, ça ne devrait pas mettre en péril mon Nanowrimo puisque je ne suis pas en retard dans mon nombre de mots. Peut-être qu’un peu de détente me permettra de refaire repartir la machine.

En attendant, on lâche pas !

Auteur: Audrey
• Mercredi 15 juillet 2009

ecrireJ’ai scellé le destin d’Isa aujourd’hui, j’ai accouché de la conclusion de ma trilogie. Il était temps me direz vous après tous ces mois de tergiversations. Isa ne savait pas ce qu’elle voulait, elle hésitait et avait peur de prendre une décision (du Isa tout craché, quoi) et moi, j’ai fini par dire stop ! C’est moi qui écrit, c’est moi qui décide et ce sera ça ta fin ! Elle n’a pas bronché.
Bon, bien sûr, vu que le tome III est loin d’être écrit, elle peut encore essayer de me torturer pour changer son destin mais pour l’instant, c’est scellé pour moi.
Me reste plus qu’à avoir l’aval de Carolyn pour les changements du tome II et le plan du III et je repars à l’assaut d’Isa et Maxim. J’ai hâte je dois dire, je me suis vraiment replongée dans leur monde et les idées m’ont submergée.
Personnellement, je n’ai jamais souffert du syndrome de la page blanche. Attendez, je touche du bois !

Plus sérieusement, les idées me viennent la plupart du temps sans que j’aille les chercher, elles me viennent tout le temps, dans des situations inadéquates parfois et j’ai toujours un petit carnet sur moi pour les noter. Je n’utilise même pas la moitié des idées qui me viennent. J’en recycle certaines pour d’autres projets d’écriture, d’autres me font rire mais je me dis après coup que non, c’est pas possible de les utiliser.

Les idées me viennent en lisant, en regardant un film, en lisant l’actualité, en discutant, en me promenant. Il suffit de n’importe quoi. Je m’inspire de la vie en fait et j’essaie d’y apporter une petite touche d’originalité, de sortir des sentiers battus et de ne pas tomber dans les clichés. Pas facile mais qu’est-ce que j’adore créer !

Sur ce, je vous laisse, une idée vient de surgir mettant en scène Isa et son incroyable talent pour toujours faire la chose qu’il ne faut pas !

Auteur: Audrey
• Samedi 27 juin 2009

intrigueJ’ai beaucoup ri en lisant cet article sur un blog (en anglais) : are there any original plots left ? parce qu’effectivement, des histoires originales, il n’y en a plus. Tout a déjà été plus ou moins écrit. La seule façon pour les auteurs de se démarquer je pense, c’est dans la façon d’écrire les histoires et dans la création de personnages inoubliables.

L’auteur du blog donne les conseils suivants :

  • Éviter les personnages stéréotypés et les clichés

Plus facile à dire qu’à faire quand on écrit un roman pour ados. Il y a toujours les personnages plus intellos, les plus sportifs, les populaires, les filles qui couchent et celles qui couchent pas dans les romans, parce que c’est comme ça dans la vraie vie. Là où on peut innover, c’est en n’écrivant pas une énième histoire sur la fille amoureuse du mec super populaire qui en fait est salaud et ne veut que coucher avec elle et qui va finalement se rendre compte que sortir avec un mec plus ordinaire mais qui l’aime, c’est mieux. C’est un peu l’histoire de La première fois de Sarah-Jeanne de Marie Grey soit dit en passant.

J’ai beaucoup aimé le roman, je l’ai trouvé très bien écrit et sans vulgarité au niveau des nombreuses et très détaillées scènes de sexe, mais malheureusement, je l’ai aussi trouvé très cliché (le gars populaire qui joue dans un groupe de musique qui en fait est un salaud et même un violeur, les filles allumeuses et sans cervelle, la fille qui se fait sauver par un preux chevalier et qui va tomber amoureuse de lui etc). Là où l’auteur innove, c’est dans le traitement sans artifice de la sexualité, je pense que beaucoup d’ados pourront trouver des réponses à leurs questions là dedans.

Autre conseil :

  • Écrire des dialogues qui sonnent vraies

J’adore écrire les dialogues, je pense que c’est un de mes points forts. Mon problème actuel se situe plus dans le langage que j’ai envie d’utiliser dans mon. Je ne supporte pas les expressions du genre je le kiffe grave, c’est qui cette meuf, ils sont trop ouf, etc… D’une, c’est très très français comme langage et si je publie mon roman au Québec, peu de lecteurs pourront se retrouver et de deux, ça fige un roman dans le temps d’écrire ainsi. Ce n’est pas un défaut en soi, mais le langage des jeunes évolue tellement vite que si ça se trouve, si mon roman est publié disons dans un an et demi, deux ans, le langage que j’ai choisi ne sera même plus d’actualité.

Ceci dit, j’essaie quand même de donner un air de fraicheur à mes dialogues, en utilisant des phrases courtes et directes.

Dernier conseil :

  • Développer un style original.

Je trouve que c’est le plus difficile. Je pense que ça prend des années. Il n’est pas donné à tout le monde d’écrire des romans que tout le monde peut reconnaitre rien qu’en lisant deux ou trois paragraphes et en se disant : ça c’est du Houellebecq, du Scott Fitzgerald ou du Nothomb tout craché.

À terme, j’aimerais arriver à développer une voix que mes lecteurs pourraient retrouver dans tous mes romans, mais je n’en suis pas encore là !

Auteur: Audrey
• Lundi 22 juin 2009

Rien de tel qu’un voyage et surtout une déconnexion d’Internet pour faire débloquer mon roman en cours qui faisait face à un mur à cause du personnage dont je vous ai parlé la dernière fois qui a décidé de changer du tout au tout. Après des plusieurs heures de négociations, Camille (mon personnage) et moi avons réussi à nous entendre et maintenant, elle fait ce que je lui dit. Non mais ! Qui tire les ficelles ici ?
Je me rends compte à quel point il est difficile de créer de nouveaux personnages et un nouvel univers, une nouvelle ambiance. En écrivant Merveilleusement givrée, je suis repartie avec les mêmes personnages, bien sûr, j’en ai développé d’autres mais ça n’a pas été aussi difficile que mon roman pour ados. En plus, je me dis que ce public est plus difficile à accrocher que les adultes parce qu’ils renoncent sans doute plus facilement quand ils n’aiment pas un livre. Ils ont tellement de distractions : télé, jeux vidéos, internet, que lire doit les tenir en haleine. Stressant mine de rien ! Mais j’adore ça. J’adore me replonger dans cette partie de ma vie.

Récemment, j’ai vu le film LOL avec Sophie Marceau (J’adore Sophie Marceau !) qui justement raconte une année dans la vie d’une adolescente de 16 ans et de sa mère jouée par Sophie Marceau. J’ai beaucoup aimé et je crois que c’est quelque chose du genre que je veux écrire, sans les clichés (le voyage en Angleterre est TELLEMENT cliché !) et surtout en m’attardant aussi à la jeunesse moins dorée que celle des quartiers bien nantis de Paris.

La bande annonce :

Auteur: Audrey
• Mercredi 17 juin 2009

avionUn petit mot pour vous dire que je me déconnecte d’Internet ce soir et que je ne sais pas quand je serai reconnectée car demain, je pars loin, loin, loin !  J’ai vraiment pas eu de chance pour ma dernière journée à Québec parce que ma voiture est tombée en panne et que c’est la merde ! Bref, demain est un autre jour et tout ira mieux !

L’écriture est aussi en pause depuis la fin de semaine dernière mais je sais que mon inconscient continue de travailler lui et qu’il va m’arriver avec des nouvelles intrigues et des solutions aux problèmes d’un de mes personnages.

À ceux qui écrivent, ça vous est déjà arrivé d’avoir imaginé un personnage qui une fois sur le papier est totalement différent de ce qu’on pensait ce qui nous cause plein de soucis pour la cohérence de la trame principale ? Non vraiment, mes personnages me mènent par le bout du nez du début à la fin !

J’imagine que c’est un peu comme quand on a des enfants, au début, on pense qu’on va les contrôler mais au bout du compte, c’est eux qui nous contrôlent et gèrent notre vie ! J’ai hâte d’avoir des enfants, tiens !

Bon sérieusement, profitez des beaux jours, éloignez-vous de l’ordinateur et à bientôt !