Tag-Archive for ◊ plan de l’histoire ◊

Auteur: Audrey
• Vendredi 06 février 2009

Si je ne fais pas de plan pour mes romans, en revanche, il est essentiel pour moi de connaître mes personnages sur le bout des doigts, les connaître intimement, comme si j’étais une voyeuse intrépide qui les traquerait jusqu’à ce qu’ils craquent et m’ouvrent leurs portes. Je connais une foule de détails sur eux, des détails qui n’apparaissent pas forcément dans mes deux romans mais qui je crois contribuent à les rendre vivants donc crédibles.

Ça peut paraître légèrement dingue, mais mes personnages ont leur propre volonté. Ce sont eux qui ont refusé de me laisser tranquille après la fin de l’écriture de Passionnément givrée. Ils m’ont harcelée tout l’été pour que je leur invente une suite, ils ne voulaient pas s’arrêter là, ils avaient autre chose à vivre. J’ai cédé. Et Isa, mon héroïne, je la considère presque comme une sœur. Je sais, je sais, elle n’existe pas, à part dans ma tête, mais elle me manquera quand ma trilogie sera finie. C’est un peu comme lorsqu’on s’invente des amis imaginaires quand on est petit.

L’inconvénient quand on s’attache trop aux personnages, c’est qu’on refuse qu’ils souffrent, on refuse qu’ils fassent quelque chose de mal, mais dans ce cas, il n’y a plus d’histoires. Les gens heureux n’ont pas d’histoire comme on dit.

Bref. Pourquoi je parle de ça moi ? Parce que j’arrive à la fin de mon tome II et que je suis triste à l’idée de ne plus côtoyer chaque jour mes personnages. Il le faut, ils ont vécu beaucoup de choses dans ce roman-là, ils ont besoin de savourer l’endroit où ils sont rendus et moi de me reposer, mais ils vont me manquer !

OK, c’est bon, vous pouvez appeler la garde nationale pour qu’il m’enferme ! Je suis définitivement schyzo ! ;-)

Auteur: Audrey
• Samedi 29 novembre 2008

Je suis incapable de faire un plan quand j’écris. En fait non. J’en fais, mais on dirait que je prends plaisir à ne pas le suivre. Pour mon premier roman, j’ai passé plus de temps à corriger qu’à écrire parce que justement, je n’avais pas fait de plan et qu’il fallait que je corrige des choses précédemment écrites pour qu’elles soient en cohérences avec les chapitres suivants.

Personnellement, j’adore la partie révision/correction, autant que la partie création qui, même si elle est plus jouissive, surtout quand l’inspiration s’empare de nous et que nos doigts ne tapent pas assez vite, elle est aussi plus stressante. Une page blanche et une histoire dans ma tête à coucher sur le papier de manière attrayante et émouvante. Gros stress donc.

Mais revenir en arrière pour corriger les incohérences, c’est aussi stressant. Et si j’oubliais quelque chose ?

Toujours est-il que pour mon deuxième roman, j’avais décidé de faire un plan des grandes lignes de l’histoire. Un plan des trois différentes parties. J’avais même fait une chronologie avec les grands moments à traiter. Mais ça n’a pas loupé. Incapable de suivre ce plan je suis et je resterai. Des tas de nouvelles idées viennent me frapper et l’histoire prend une autre direction. Évidemment, ce n’est pas la direction opposée, je sais quelle histoire j’ai envie de raconter, mais je bifurque quand même de 20 ou 30 degrés vers la droite ou vers la gauche. Et j’aime ça. J’aime me laisser suprendre par mes personnages.

Quand j’ai bâti mon plan, je ne connaissais pas encore très bien certains de mes nouveaux personnages, maintenant que c’est fait, ce sont eux qui me guident et qui me disent : eh, me semble que ce serait mieux s’il se passait ça, non ? Et deux fois sur trois, ils ont bien raison.

Tout ça pour dire que ma méthode d’écriture à moi est maintenant enterinée : faire un plan des grandes lignes histoire de savoir où je m’embarque et ensuite me laisser suprendre !

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