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Auteur: Audrey
• Mardi 03 août 2010

rires-pleursJe me demande si avec les années, on arrive à juger ses manuscrits de manière objective ou si l’on doit accepter de toujours avoir des sentiments ambivalents en ce qui concerne notre travail.

Je travaille sur la correction de mon roman pour ados depuis deux mois maintenant. Au début, quand je me relisais et que je corrigeais, je trouve ça intéressant, bien écrit, drôle par moments et dramatique par d’autres. J’étais fière de mon manuscrit. Aujourd’hui, alors que j’en suis à ma “dernière” relecture, je suis plus mitigée. J’ai l’impression que l’histoire est banale, je trouve encore des tas de phrases écrites maladroitement et donc je suis moins satisfaite. C’est comme si mon manuscrit me soufflait le chaud et le froid en même temps. Un orage avec ça ?

Je sais, ce que je ressens est normal. Il faut se servir de cette insatisfaction pour se dépasser. C’est grâce à elle qu’on progresse, qu’on ne se repose pas sur ses lauriers, qu’on relève ses manches et qu’on continue de travailler. C’est grâce à elle qu’on arrive à livrer un manuscrit meilleur que l’original. OK. Je sais tout ça, mais c’est quand même assez tannant. Si quelqu’un pouvait inventer des lunettes qui permettraient aux auteurs de se relire ne serait-ce qu’une fois de manière objective, je suis sûre qu’il ferait fortune !

C’est peut-être parce que je sais que bientôt le texte sera figé pour toujours que je stresse. C’est difficile de se dire : OK, voilà, c’est ça qui sera publié. C’est tellement définitif. Bon, on n’en est pas encore là, mais on s’en approche petit à petit.

En tout cas, je vais continuer ma relecture et mes corrections en espérant que cette petite voix qui me martèle que ce que j’ai écrit est nul finisse par disparaitre. Et puis, j’ai quand même de le chance. Je ne suis pas seule à juger mon travail. Ma directrice littéraire est là et je sais que je peux compter sur elle pour me dire s’il reste encore oui ou non des choses à corriger dans mon manuscrit. Et ça, c’est un atout vraiment précieux.

Auteur: Audrey
• Dimanche 18 avril 2010

question_mJe suis en train d’écrire la troisième et dernière partie de Éternellement givrée et je ne suis toujours pas fixée sur la fin. C’est aussi ça, écrire : avancer à l’aveugle. J’avais pourtant fait un beau plan et j’avais une fin en tête mais l’écriture n’étant pas une science exacte, j’ai évidemment dévié de ma trajectoire après deux chapitres et je suis arrivée là où je suis arrivée.

Aujourd’hui, j’ai des doutes sur la fin prévue. Est-ce le meilleur choix ? Est-ce cette fin que j’ai envie d’écrire ? Est-ce cette fin que mes lectrices on envie de lire ? Isa est indécise et, par conséquent, je le suis aussi ! Peut-être qu’elle va me révéler sa décision dix pages avant la fin !

On m’a souvent demandé au salon ce qui changeait avec la publication d’un deuxième roman. Est-ce plus facile, dans le sens était-on moins stressé ? Je dirai oui et non. Le stress est différent.

Quand j’ai publié Passionnément givrée, j’avais peur de ne pas trouver mon public, j’avais peur de me planter. Aujourd’hui, j’ai toujours aussi peur, mais  j’ai des lectrices, j’ai plusieurs dizaines de courriels pour me regonfler à bloc dans les moments de découragements, je sais que ce que j’écris est apprécié. Le hic, c’est que quand on a public, on court le risque de le décevoir. Globalement, ce n’est pas le cas pour le moment, je reçois de nouveaux courriels, j’ai vu des lectrices au salon impatientes de lire Éternellement givrée. Mais il n’empêche que la peur de se planter reste là. Et je crois que ce n’est pas plus mal.

Devenir trop confiant, pour moi, c’est courir à sa perte. Il faut trouver un juste milieu, entre confiance et abattement et écrire, écrire, toujours écrire. Même quand on ne sait pas où on s’en va.

Auteur: Audrey
• Lundi 07 décembre 2009

Givree02

Un petit cadeau de Noël pour les lectrices de Passionnément givrée qui veulent en savoir plus sur Merveilleusement givrée. Cliquez dessus pour agrandir.

Il reste des légers changements à faire sur la 4e de couverture, mais dans l’ensemble, ce sera ça. La sortie est prévue en début d’année prochaine, possiblement en février. Youhouh, je suis toute excitée !

Je devrais recevoir les épreuves d’ici la fin du mois. Une dernière lecture pour les possibles coquilles restantes et hop, direction l’imprimeur et la librairie ! Je pourrai certainement mettre sur mon blogue les premières pages de Merveilleusement givrée en janvier.

Est-ce que je vous ai déjà dit combien j’adore travailler avec les éditions de Mortagne ? C’est une équipe vraiment à l’écoute. Si vous écrivez des romans qui entrent dans leur ligne éditoriale, je ne peux que vous encourager à frapper à leurs portes. Pour ma part, j’espère pouvoir continuer de publier avec eux pendant encore de longues années.

Auteur: Audrey
• Lundi 23 novembre 2009

J’adore les salons du livre. J’y passerais ma vie si je pouvais. Je n’aime pas la foule pourtant, je suis limite agoraphobe, tout ce monde qui grouille me donne mal à la tête, pourtant j’ai adoré mon expérience au salon du livre de Montréal et des visiteurs il y a en eu. Juste pour arriver à ma table de signatures, je devais jouer des coudes, me faufiler, m’excuser pour pouvoir passer. Mais ça en valait grandement la peine.

Ce qui est génial dans les salons, c’est qu’on peut parler d’écriture avec d’autres écrivains qui comprennent parfaitement ce qu’on dit quand on discute de nos personnages, de nos doutes, de nos espoirs. Ce qui est génial aussi, c’est de pouvoir rencontrer des lecteurs qui ont déjà lu notre livre et qui nous livrent leurs impressions.

Au salon du livre de Québec, mon roman venait de sortir, les gens qui l’achetaient le découvraient. Au salon de Montréal, j’ai signé beaucoup d’exemplaires à des gens qui l’avaient déjà lu. Samedi, il y avait même une file qui attendait près de ma table que ma séance commence. Même pendant la semaine, des lectrices demandaient si j’allais être au salon. D’autres pensaient que mon tome II était déjà sorti et voulaient l’acheter. Ça fait vraiment chaud au cœur. Merci mes lectrices (et lecteurs) d’avoir accueilli Isa dans votre vie, merci de me permettre de vivre cette belle aventure. J’espère que Merveilleusement givrée comblera vos attentes. Bouh, je stresse, là !

J’ai adoré rencontrer mes lectrices, mais j’ai aussi adoré partagé mon expérience d’auteure avec plusieurs d’entre elles qui écrivent en ce moment et qui hésitent à soumettre leur manuscrit. Je crois que j’en ai convaincu plus d’une de se lancer. Il faut foncer !

Et puis, au delà des rencontres lecteurs, il y a aussi eu des rencontre des blogueurs (Émilie, Pierre, Isabelle) que je suis depuis un an ou deux. J’en ai manqué beaucoup malheureusement. Il faut dire que j’étais un peu malade et qu’après mes séances de signature, j’avais trop hâte de retourner me coucher à l’hôtel. En passant,  j’ai dormi dans le lit le plus confortable au monde ! Les Hilton n’ont pas volé leur réputation.

J’ai aussi rencontré plusieurs amies Facebook dont une qui vient de signer chez De Mortagne (sans que j’y sois pour quoi ce soit, je le précise, son roman a fait le travail tout seul) et même rencontré des lecteurs  “anonymes” de ce blogue. Ça fait vraiment bizarre (mais d’un bizarre agréable) de se faire reconnaitre et de se faire demander comment va notre Nanowrimo. On se rend compte que derrière chaque clic qui permet aux internautes d’atterrir sur un blogue, il y a une personne réelle. Une personne qui aime assez ce qu’on écrit au jour le jour pour prendre le temps de venir nous saluer.

C’est du bonheur en boîte le salon du livre. Comme je l’ai dit, j’y passerais ma vie. Et je suis vraiment contente de faire partie de la belle famille qu’est De Mortagne.  Il y a une belle synergie qui lie toute l’équipe, autant du côté des auteurs (j’ai eu de belles discussions avec plusieurs) que des éditeurs. J’ai aussi expliqué de quoi parlait mon roman pour ados avec la responsable de la nouvelle collection qui sera lancée en janvier et elle attend mon manuscrit avec impatience.

Reprise du Nano après 5 jours de pause donc, je traîne un rhume depuis jeudi soir (merci l’air gelé des avions ! À moins que ce soit la grippe A !) mais je me sens quand même d’attaque à terminer ce beau défi. Encore 8000 mots !

Auteur: Audrey
• Lundi 16 novembre 2009

Je suis toute excitée ! Je viens de recevoir la couverture et la quatrième couverture de Merveilleusement givrée à approuver. J’adore ! On a un peu changé les couleurs sur la couverture initialement prévue et je trouve qu’il y a une belle continuité avec Passionnément givrée. Je vous montre ça bientôt !

J’ai également reçu mon manuscrit révisé par le correcteur et je dois approuver les modifications. Ce qui veut dire : petite pause dans le Nano ! Ça me stresse un peu parce que je vais faire cette pause quand, justement, je peine à avancer mon roman pour ados. J’ai peur de ne pas retrouver le fil de l’intrigue, j’ai peur de perdre la voix de mes héroïnes en replongeant dans celle d’Isa.

Mais bon, je n’ai pas le choix. Je savais que ça allait arriver. J’espère juste pouvoir retrouver un peu de souffle pour finir mon roman pour ados et réussir le Nanowrimo.

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