Comme je vous le disais hier, j’ai relu Passionnément givrée en essayant de me mettre dans la peau de mes lecteurs. J’y suis plus ou moins arrivée je crois. Au début, mon œil traquait tous les petits défauts et puis je me suis dit stop, je lis pour prendre du plaisir, pas pour corriger et je me suis laissée emporter.
Il y a des passages que j’adore, que je trouve drôles, d’autres émouvants, et puis j’ai trouvé quelques longueurs, des passages où je me disais ouais bon et ça nous mène où tout ça ? Des passages, aussi, où mon écriture est maladroite. Si on me laissait faire, je corrigerai encore et encore. Mais, en terminant ma lecture, je me suis rendu compte que j’étais très fière de ce premier roman.
Bien sûr qu’il n’est pas parfait, bien sûr que j’aurais pu changer des choses, mais c’est mon roman, mon premier et finalement ces maladresses que j’ai perçues (de mon point de vue, sachant que je suis ma pire ennemie, je ne suis jamais satisfaite !) le rendent encore plus attachant. C’est un peu comme avec son premier enfant, on fait des erreurs, on apprend et avec le deuxième on agit mieux. C’est avec l’expérience qu’on apprend comme on dit.
Maintenant, je ne peux que souhaiter que mon roman trouve ses lecteurs ici et peut-être même ailleurs. Je caresse toujours le rêve de publier mon roman dans une maison d’édition française, chez moi. Mon autre chez moi. Quand je serai en France en mai, j’irai d’ailleurs le soumettre à quelques éditeurs que je connais plus ou moins. On verra.
Pour le moment, je m’installe confortablement pour vivre une autre étape, l’un des meilleurs parait-il, celle qui nous permet de savoir pourquoi on écrit : la rencontre avec son public. Je suis déjà tellement touchée de recevoir des mails des lecteurs de mon blogue qui me disent combien ils ont hâte de lire mon roman. Je suis touchée et en même temps je leur dis et je vous le dis aussi à vous : ne vous faites pas trop d’attentes, c’est le meilleur moyen d’être déçue.
Je n’ai pas écrit l’oeuvre du siècle qui va révolutionner toute une génération, ça c’est certain, mais je pense avoir écrit un roman qui permettra à celui qui le lira de rire, de se reconnaitre parfois dans certaines réflexions, certaines situations, de s’évader (mon roman se passe au Québec et en France) et de réfléchir un peu aussi. Et je suis fière de ça.






