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Auteur: Audrey
• Lundi 25 juillet 2011

Un petit billet de France où il pleut et où il fait froid ! Trois nuits de suite que je mets du chauffage dans la voiture en rentrant chez ma mère ! Magnifique ! Mais bon, je ne suis pas venue pour le temps. Rien que rouler sur l’autoroute à 130 km tout en respectant le code de la route me fait sourire (oui, j’adore rouler vite !).

Quant à la gastronomie, je n’en reparlerai pas, vous savez que je me délecte à chaque repas, que je peux passer des heures à Auchan ou Carrefour dans les rayons fromagerie, charcuterie, pâtisserie, ça ne change pas. Et le plaisir d’aller à la boulangerie chaque matin acheter une baguette toute chaude, un croissant, un chausson aux pommes ou des macarons. La vie est belle, malgré la météo. Je suis avec ma famille et mes amis, je pars à Londres dans quelques jours, ensuite, la Croatie et… je corrige Ados-1 dans mes temps libres. J’ai parlé à Chloé jeudi passé, elle m’a fait parvenir mon rapport de lecture et mon manuscrit annoté. IMG_5004

Ouaip, et c’est comme ça sur toutes les pages. On travaille fort chez De Mortagne et ça ne me décourage pas, au contraire. Je trouve que Chloé a fait un travail vraiment minutieux et ça me donne envie de me dépasser et de rendre un tome un à la hauteur. L’histoire ne changera plus, à part trois ou quatre passages, nous sommes dans les corrections de style, dans la profondeur de personnages, dans l’émotion de telle ou telle scène et j’adore ça. Je compare ça à de la finition et je prends le temps de bien lire les commentaires/suggestions de Chloé et de les intégrer au mieux. J’adore la direction littéraire.

Si j’arrive à rendre la version finale à temps, Ados-1 sortira en octobre. J’ai hâte ! Mine de rien, j’ai commencé ce roman en avril 2009 ! Ados-2 devrait sortir début 2012. Et pour conserver ce rythme de publication, je vais devoir commencer Ados-3 cet automne ce qui veut dire que mon nouveau roman devra attendre. Ce n’est pas plus mal, l’histoire va sommeiller pendant plusieurs mois pour mieux ressortir.

En attendant, je profite de ce que je vis, je suis vraiment bien dans ma vie d’auteure. On a trouvé un titre à la série, mais vu que je ne sais pas si je peux le dévoiler ici, je vous en reparlerai plus tard.

Bonnes vacances !

Auteur: Audrey
• Mercredi 26 janvier 2011

solutionCe n’est pas la 1ere fois que je remarque ce phénomène mais il m’impressionne toujours : arriver à résoudre un problème épineux de mon roman grâce un flash qui me transperce au moment le plus inattendu. Vive l’inconscient qui continue de travailler même quand on n’écrit pas !

Mise en contexte : depuis la fin des vacances, je me force un peu chaque soir pour replonger dans le tome 2 de ma série pour ados (que nous appellerons à partir de maintenant Ados_2 parce que y’en a marre des romans sans titre !) J’y allais à reculons parce que je savais très bien que j’allais frapper un mur : quelque chose clochait dans la construction de l’histoire mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus.

Hier soir, après 24 pages, j’ai donc frappé ledit mur. Et oui, ça a fait mal ! J’ai commencé à lire un nouveau chapitre et puis j’ai fini par me dire : bon, ça suffit maintenant, enlève tes œillères, il y un truc qui ne marche pas, ça sert à rien de traîner ça jusqu’à la fin de ton manuscrit ! De toute façon, Chloé a l’œil, elle ne laissera jamais passer ça alors autant régler le problème maintenant !

Vive les petites voix tannantes !

Je me suis donc arrêtée en maudissant le fait d’avoir l’écriture comme passion et aussi le fait que mes premiers jets me donnent toujours envie de tout envoyer balader ! Mon cadeau de fête pour cette année (oui, je sais, c’est loin ! ) : un premier jet parfait. OK, mettons presque parfait. Est-ce que c’est possible ? C’est bon, pas la peine de me donner la réponse.

Bref, aujourd’hui, j’avais une journée de réunions entre deux édifices qui se trouvent à 20 minutes à pied l’un de l’autre. Je ne sais pas si ce sont ces longues balades qui ont permis à mon inconscient de travailler sans même que je m’en aperçoive (une chose est sûre, c’est que je ne pensais pas du tout à mon roman) mais ô miracle, en répondant à un courriel ce soir, j’ai eu un flash. THE FLASH ! J’ai maintenant une piste de solutions au problème de mon manuscrit ! Bon, évidemment, la vie serait trop belle si c’était une solution simple. En fait, non, elle est simple, elle va juste me demander énormément de travail !

Comme je ne veux pas crier victoire trop vite, je vais d’abord commencer à tester cette solution avant de vous reparler. Donc, j’y vais de ce pas !

Auteur: Audrey
• Lundi 27 septembre 2010

victoireDanse de la victoire ! La réécriture d’Éternellement givrée est terminée ! Après deux semaines de séances de réécriture intensive avec un pic en fin de semaine, j’ai réussi à passer au travers de mes 85 000 mots initiaux pour amener l’histoire là où je voulais l’amener.

La beauté avec l’écriture, c’est qu’on ne peut qu’améliorer un premier jet. Je pense avoir réussi à éliminer ce qui clochait dans la première version, j’ai ajouté un rebondissement qui m’a moi-même surprise et j’ai trouvé ma fin. Et cerise sur le sundae, la porte n’est pas fermée pour un tome IV dont j’ai d’ailleurs déjà quelques idées. Mais là, ce ne sera pas avant plusieurs années.

Il faut savoir dire au revoir à ses personnages, il faut savoir clore des projets pour en commencer de nouveaux. Évidemment, les corrections sur Éternellement givrée sont loin d’être finies. Ma directrice littéraire commencera dès cette semaine à traquer les faiblesses et les points suceptibles d’être développés et j’attends son verdict en croisant les doigts. Je sais que de mon côté, je ne pouvais pas faire plus.

On atteint toujours une limite à ce qu’on peut améliorer seul, une limite qui je l’espère s’éloigne roman après roman, année après année. Mais j’ai hâte d’avoir son avis. C’est avec un dernier tome qu’on laisse ses lecteurs, il y a beaucoup d’enjeux dans ces tomes-là. Il faut clore toutes les histoires, montrer une certaine évolution et ouvrir une porte sur l’avenir. Et puis surtout, il faut répondre aux attentes de lecteurs et lectrices qui se sont investis les tomes précédents. Gros stress donc, mais aussi grande impatience de savoir ce qu’on dira de ce tome 3.

Octobre sera donc placé sous le signe des corrections. Le tome un de ma série pour ados (dont le titre n’a malheureusement pas emballé ma directrice littéraire ce qui veut dire que snif, je cherche encore avec une grande envie de choisir quelque chose comme : je suis tannée !!!!!) devrait bientôt me revenir avec les derniers ajustements à apporter, j’aurais également ceux d’Éternellement givrée à réaliser et ensuite novembre sera là. Et qui dit novembre dit Nanowrimo 2010 ! J’ai tellement aimé mon expérience de l’an passé (et je ne peux pas croire que c’était il y a un an déjà !) que je n’espère qu’une chose : pouvoir m’y replonger cette année avec l’écriture du tome II de ma série pour ados !

Sur ce, je m’en vais refaire une petite danse de la victoire dans mon bureau pour célébrer la fin de la réécriture d’Éternellement givrée !

Auteur: Audrey
• Mercredi 08 septembre 2010

etincelleS’il y a une chose de constant chez moi concernant l’écriture, c’est que j’ai besoin de réécrire plusieurs fois mes manuscrits avant d’arriver à un résultat final qui me convienne. C’est long et fastidieux et j’espère qu’un jour, j’arriverai à écrire des premiers jets dont je garderai au minimum 80 %, pour l’instant, je tourne plus autour de 50-60 %. On dirait qu’il me faut du temps pour trouver ce qui colle parfaitement à mes personnages.

Présentement, je suis en train de réécrire la dernière partie d‘Éternellement givrée, une dernière partie dont la conclusion ne sera pas tellement différente du premier jet, mais dont le chemin pour y arriver est presque totalement nouveau. Et là, je dois dire que je m’éclate à l’écrire. Je me laisse surprendre par mes idées, par mes personnages et tout coule tellement bien.

J’ai retrouvé l’Isa du début, assagie mais avec toujours ce petit grain de folie. Mon premier jet était un petit trop “dramatique” je pense. Non, non, personne ne mourrait, mais les choses qui se passaient ne correspondaient pas vraiment à mes personnages. Maintenant, c’est différent. Ce que j’écris en ce moment, c’est ce que je voulais écrire, ça a juste mis un peu de temps à sortir.

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai écrit le premier tome de ma série pour ados avant d’écrire Éternellement givrée que j’ai eu du mal à replonger dans l’univers de ma trilogie, à retrouver l’essence de mes personnages mais, en tout cas, je suis contente d’avoir pris le temps de laisser mûrir tout ça pour trouver ce qui clochait.

Ma petite étincelle est revenue et je corrige à coup de 1500 mots par jour. À ce rythme-là, je devrais avoir terminer mes corrections début octobre, à temps pour qu’il sorte au printemps 2011. En espérant que ma directrice littéraire ne me demande pas de tout réécrire !

Auteur: Audrey
• Mardi 03 août 2010

rires-pleursJe me demande si avec les années, on arrive à juger ses manuscrits de manière objective ou si l’on doit accepter de toujours avoir des sentiments ambivalents en ce qui concerne notre travail.

Je travaille sur la correction de mon roman pour ados depuis deux mois maintenant. Au début, quand je me relisais et que je corrigeais, je trouve ça intéressant, bien écrit, drôle par moments et dramatique par d’autres. J’étais fière de mon manuscrit. Aujourd’hui, alors que j’en suis à ma “dernière” relecture, je suis plus mitigée. J’ai l’impression que l’histoire est banale, je trouve encore des tas de phrases écrites maladroitement et donc je suis moins satisfaite. C’est comme si mon manuscrit me soufflait le chaud et le froid en même temps. Un orage avec ça ?

Je sais, ce que je ressens est normal. Il faut se servir de cette insatisfaction pour se dépasser. C’est grâce à elle qu’on progresse, qu’on ne se repose pas sur ses lauriers, qu’on relève ses manches et qu’on continue de travailler. C’est grâce à elle qu’on arrive à livrer un manuscrit meilleur que l’original. OK. Je sais tout ça, mais c’est quand même assez tannant. Si quelqu’un pouvait inventer des lunettes qui permettraient aux auteurs de se relire ne serait-ce qu’une fois de manière objective, je suis sûre qu’il ferait fortune !

C’est peut-être parce que je sais que bientôt le texte sera figé pour toujours que je stresse. C’est difficile de se dire : OK, voilà, c’est ça qui sera publié. C’est tellement définitif. Bon, on n’en est pas encore là, mais on s’en approche petit à petit.

En tout cas, je vais continuer ma relecture et mes corrections en espérant que cette petite voix qui me martèle que ce que j’ai écrit est nul finisse par disparaitre. Et puis, j’ai quand même de le chance. Je ne suis pas seule à juger mon travail. Ma directrice littéraire est là et je sais que je peux compter sur elle pour me dire s’il reste encore oui ou non des choses à corriger dans mon manuscrit. Et ça, c’est un atout vraiment précieux.

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