Tag-Archive for ◊ réécriture ◊

Auteur: Audrey
• Mardi 03 août 2010

rires-pleursJe me demande si avec les années, on arrive à juger ses manuscrits de manière objective ou si l’on doit accepter de toujours avoir des sentiments ambivalents en ce qui concerne notre travail.

Je travaille sur la correction de mon roman pour ados depuis deux mois maintenant. Au début, quand je me relisais et que je corrigeais, je trouve ça intéressant, bien écrit, drôle par moments et dramatique par d’autres. J’étais fière de mon manuscrit. Aujourd’hui, alors que j’en suis à ma “dernière” relecture, je suis plus mitigée. J’ai l’impression que l’histoire est banale, je trouve encore des tas de phrases écrites maladroitement et donc je suis moins satisfaite. C’est comme si mon manuscrit me soufflait le chaud et le froid en même temps. Un orage avec ça ?

Je sais, ce que je ressens est normal. Il faut se servir de cette insatisfaction pour se dépasser. C’est grâce à elle qu’on progresse, qu’on ne se repose pas sur ses lauriers, qu’on relève ses manches et qu’on continue de travailler. C’est grâce à elle qu’on arrive à livrer un manuscrit meilleur que l’original. OK. Je sais tout ça, mais c’est quand même assez tannant. Si quelqu’un pouvait inventer des lunettes qui permettraient aux auteurs de se relire ne serait-ce qu’une fois de manière objective, je suis sûre qu’il ferait fortune !

C’est peut-être parce que je sais que bientôt le texte sera figé pour toujours que je stresse. C’est difficile de se dire : OK, voilà, c’est ça qui sera publié. C’est tellement définitif. Bon, on n’en est pas encore là, mais on s’en approche petit à petit.

En tout cas, je vais continuer ma relecture et mes corrections en espérant que cette petite voix qui me martèle que ce que j’ai écrit est nul finisse par disparaitre. Et puis, j’ai quand même de le chance. Je ne suis pas seule à juger mon travail. Ma directrice littéraire est là et je sais que je peux compter sur elle pour me dire s’il reste encore oui ou non des choses à corriger dans mon manuscrit. Et ça, c’est un atout vraiment précieux.

Auteur: Audrey
• Vendredi 30 juillet 2010

main écritureJe n’ai pas de rituels d’écriture, pas d’endroits préférés ou de chansons favorites pour écrire, pas de moments particuliers. J’écris et c’est tout. Par contre, il y a une chose que je fais toujours deux fois : j’imprime le premier jet de mon roman sur papier pour me relire et je le réimprime à nouveau avant de l’envoyer à ma directrice littéraire après la réécriture pour approbation finale.

Je ne sais pas pourquoi mais je trouve que la lecture n’est pas la même sur papier que sur l’écran d’un ordinateur. On voit des choses qu’on ne voit pas avant. Je trouve que je corrige toujours plus facilement mon style sur papier. J’apprécie le rythme de mes phrases, le choix de mes mots, je vois ce qui ne fonctionne pas dans le texte. C’est après avoir fait cette lecture que je peux envoyer mon roman à ma maison d’édition.

Je suis rendue à cette étape pour le tome I dans ma série pour ados. Je suis vraiment dans le détail, je change un mot pour un autre, raccourci les trop longues phrases, traque les répétitions et… commence à poser des questions sur sa publication. Je ne sais pas du tout quand ce roman verra le jour, quelque part en 2011 j’imagine. Comment sera-t-il reçu ? On a toujours des attentes quand on publie. Pour ma trilogie, je sais ce que je peux espérer comme chiffre de ventes pour le tome 2 et 3 étant donné les ventes du tome 1 mais pour ce roman, c’est le brouillard. Je ne sais même pas quelles sont les ventes moyennes d’un roman jeunesse.

En tout cas, je sais que j’ai donné le meilleur de moi-même et la suite ne m’appartient plus vraiment. J’ai maintenant hâte d’attaquer la partie illustrations, mais ce ne sera pas avant cet automne / hiver !

Auteur: Audrey
• Mercredi 21 juillet 2010

ist2_1873269-pen-on-positive-earning-graphLa correction de mon roman pour ados touche à sa fin. Je ne sais pas trop pourquoi, c’est la correction que j’ai le moins appréciée. En fait, j’avais beaucoup de trucs “techniques” à corriger comme retranscrire une scène racontée dans un journal intime en scène qui se passe au moment où le lecteur lit, raccourcir des chapitres, gommer les répétitions, mettre certaines parties de l’histoire plus tard, bref, rien de vraiment palpitant.

Moi, quand je corrige, j’aime approfondir un personnage, développer certaines scènes, accentuer les émotions, retravailler les descriptions. J’en ai fait un peu mais ça n’a pas été le plus gros du travail. Maintenant, il me reste à réécrire la finale ou plutôt à l’écrire puisque la fin est trop abrupte selon ma directrice littéraire. Apparemment, j’ai encore des progrès à faire en ce qui concerne l’art du cliffhanger. Ensuite, je vais me relire une dernière fois afin de vérifier que le style correspond au style des ados. Même si je ne veux pas m’adapter totalement à leur langage, je tiens quand même à ce que les dialogues soient réalistes.

Un an et demi que je travaille sur ce tome 1 et ce n’est pas fini. J’ai vraiment hâte de passer au tome 2 ! Mais avant, il me faut corriger Éternellement givrée. Je devrais recevoir les commentaires de ma directrice littéraire dans les prochaines semaines.

C’est une sacrée logistique d’écrire deux séries en parallèle, on ne m’y reprendra plus ! J’ai vraiment envie de me consacrer ;à ma série pour ados dont j’ai fini par trouver le titre. Eh oui ! Comme quoi, tout arrive. Et je sais que c’est le bon parce que je l’ai eu dans ma voiture (comme pour les titres de ma trilogie), parce qu’il m’est apparu subitement et qu’ensuite j’ai eu une large sourire sur mon visage pendant 5 minutes tellement j’étais contente de l’avoir trouvé. J’espère que mon éditrice sera d’accord avec mon titre. En attendant, je préfère le garder pour moi !

Et pour le concours, j’ai tiré  deux noms au hasard et les gagnantes sont : Rosie et CJ. Si vous voulez bien prendre la peine de m’écrire un petit courriel à l’adresse :  blogue (a t) audreyparily (point) com, je pourrai vous envoyer votre petit prix ! Merci de votre participation qui m’a vraiment aidée à stimuler ma créativité pour trouver mon titre !

Auteur: Audrey
• Vendredi 04 juin 2010

relireFinalement, après accord avec ma directrice littéraire, j’ai pris quelques jours de plus pour corriger Éternellement givrée avant de lui soumettre la version finale. J’avais peut-être inconsciemment du mal à me séparer de ce troisième et dernier tome, mais j’avais surtout besoin de me relire en entier, une dernière fois, avant de soumettre mon manuscrit à son œil de lynx.

Maintenant je suis prête. J’aurais pu passer plusieurs semaines à changer un mot pour un autre, mais à un moment donné, il faut savoir dire stop, même si ce n’est pas facile.

C’est dur d’arrêter de se corriger. Je corrigerais mes livres qui sont en librairie si je pouvais. C’est pour cette raison, d’ailleurs, que je ne me relis pas une fois les dernières corrections achevées et mes manuscrits sous presse. J’ai relu quelques passages par obligation de Passionnément givrée et de Merveilleusement givrée parce que je ne voulais pas me contredire sur certains points dans Éternellement givrée, mais je sais que je ne me relirai jamais en entier. Ou du moins, pas avant longtemps. C’est un peu comme les chanteurs qui détestent s’entendre chanter ou les acteurs qui détestent regarder les films dans lesquels ils ont joué.

Je ne sais pas si c’est un manque de confiance en moi, ce que je sais, c’est que je n’aime pas ça. J’adore tenir mes romans dans mes mains ou les voir en librairies, j’adore écrire des dédicaces sur la première page, mais je ne me relis pas. Pas parce que je trouve ça nul (même si je réécrirais certaines scènes ou changerais certaines choses), mais parce que le texte imprimé est définitif. Parce qu’il ne m’appartient plus.

C’est sans doute pour cela que je passe beaucoup de temps à corriger : j’essaie de repousser au maximum le mot fin pour livrer le meilleur manuscrit possible selon mes compétences actuelles.

Auteur: Audrey
• Dimanche 30 mai 2010

réécritureSi vous suivez mon blogue depuis un certain temps, vous savez que j’aime l’étape des corrections. Évidemment, rendue à la 6 ou 7e relecture, je me lasse, mais je ne conçois par l’écriture sans le plaisir de la réécriture.

Pour mes corrections en solo avant envoi à ma directrice littéraire, je fonctionne toujours en deux étapes : le correction sur l’histoire, la cohérence des intrigues, les motivations des personnages et ensuite la correction sur le style. Je raccourcie les phrases trop longues, traque les répétitions, les adverbes, l’abondance des auxiliaires et les éventuels clichés du style : il fait beau, le soleil brille, les oiseaux chantent ou la vie, c’est dur.

Quand j’écrivais sans faire de plan, je passais autant de temps à écrire qu’à réécrire. Ça ne me dérangeait pas mais on est là pour évoluer, pour s’améliorer, pour gagner en productivité. Je suis donc devenue une adepte du plan et je passe moins de temps en correction.

Pour Éternellement givrée, j’ai choisi de relire et corriger les parties un et deux afin de me décider sur la conclusion de la partie trois. J’ai ainsi pu supprimer une mini-intrigue qui contredisait une intrigue plus importante et m’assurer de la cohérence de mon fil conducteur tout au long des 200 premières pages. Les 100 dernières n’en ont été que plus faciles à écrire et la correction s’est fait sans trop de prises de tête. Reste à voir ce qu’en dira ma directrice littéraire.

Depuis deux jours, je me concentre donc uniquement sur la forme. Et je dois réitérer mon adoration envers Antidote. Ce logiciel est tout simplement fabuleux. En plus de générer des synonymes, des antonymes, des règles de conjugaison, il souligne aussi les répétitions, les adjectifs, les adverbes, les verbes faibles, les phrases trop longues et, évidemment, les fautes de grammaire et d’orthographe. Tout écrivain devrait investir dans ce logiciel ou au moins dans un logiciel de semblable, si tant est qu’il en existe.

Demain, j’enverrai donc la version corrigée d’Éternellement givrée à Chloé, ma nouvelle directrice littéraire. En attendant de ses nouvelles, je vais me reposer, mais aussi relire et corriger le tome I de ma série pour ados. Plus de cinq mois sans y toucher, les faiblesses devraient me sauter aux yeux. Sans compter que j’ai déjà eu les commentaires de Chloé sur mon manuscrit et que je sais exactement quoi corriger.

Un bel été de corrections s’annonce. Et, même si ce n’est pas la même chose que la création, même si le feeling n’est pas le même, je ne peux pas m’empêcher de sourire en pensant à ce qui m’attend.

Cheap Retro Replica NFL NBA MLB Throwback Football Basketball Jerseys | hp printer ink cartridges refills| Jewelry Making Supplies | Thumb Joint Pain | Dog Health Problems |Tinkerbell Personal Checks |Garden Planters