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Auteur: Audrey
• Vendredi 29 avril 2011

fermeture-provisoireBlogue à l’abandon pour cause d’écriture intensive.

Mes personnages m’ont kidnappée et ne me relâcheront que lorsque j’aurais terminé d’écrire le tome 2 de leurs aventures. Dur dur, la vie d’auteure ! Dire que c’est moi qui ai créé ces tortionnaires !

N’empêche, il y a rien de mieux que les salons du livre pour injecter une dose pure de créativité dans les veines. J’ai juste à m’installer devant mon ordinateur pour que mes doigts se mettent à courir sur le clavier. J’adore ces moments-là et ça fait du bien, surtout après une période de disette côté écriture.

La vie est belle en ce moment, je profite de la présence de ma Muse, de mes amis (quand mes personnages me permettent de sortir une journée ou deux pour savourer Pâques) et de toutes les belles choses qui m’arrivent depuis quelque temps. Je serais due pour un article “Petits (et grands) bonheurs” moi. Bientôt.

On se revoit autour du 15 mai (date de mon deadline pour remettre Ados-2, tic, tac, tic, tac !).

Je gère, je gère !

Auteur: Audrey
• Dimanche 10 avril 2011

ecrireC’est fou, depuis que j’ai écrit ce billet où je parlais de mon manque d’assiduité concernant l’écriture depuis janvier, on dirait que l’univers a décidé de tout faire pour me donner envie que d’une chose : passer des heures devant mon écran à avancer Ados-2.

Je vous en ai déjà parlé mais j’ai reçu la couverture de Ados-1 il y a dix jours et je l’aime tellement que j’en ai fait le fond d’écran de mon ordinateur ! J’ai tellement hâte de vous la montrer. Je devrais recevoir celle de Ados-2 dans les prochains jours aussi. De quoi donner une superbe envie de terminer ce roman et en beauté en plus ! Je fourmille d’idées, à tel point que j’en rêve la nuit ! Je me suis réveillée hier matin en ayant passé une bonne partie de la nuit à rêver de la fin de Ados-2. Ça vous fait ça aussi à vous aussi ou c’est juste moi ?

OK je dois avouer que j’avais peut-être bu un petit peu trop de vin à la soirée des 15 ans de l’entreprise pour laquelle je travaille. (”bu un petit peu trop de vin­” signifiant 2 verres, je n’ai jamais tenu l’alcool). C’est peut-être pour ça que j’ai rêvé de mes personnages. Bref !

Ce qui m’a vraiment touchée lors de cette soirée, c’est que je me suis rendu compte que beaucoup de collègues (qui ne sont pas pourtant mon public cible) lisent mes livres et s’intéressent à ce que je fais. C’est fou, je ne m’en doutais pas. J’ai su aussi que je ne suis pas la seule à écrire dans l’entreprise. Loin de là. Je pense que je n’ai jamais autant parlé d’écriture que pendant cette soirée-là et ça m’a donné une superbe énergie  pour avancer Ados-2 en rentrant (Et oui, je me suis installée devant mon écran à 1h du matin !).

Écrire sur mes forces et mes faiblesses cette semaine a vraiment été un bel exercice. Merci Pat pour l’initiative ! Ça m’a donné encore plus le goût de me concentrer sur mes faiblesses pour progresser et écrire des romans meilleurs à chaque fois. Défi personnel : améliorer mes descriptions et écrire une scène érotique digne de ce nom dans Ados-3 !

Une belle semaine s’annonce avec le salon du livre de Québec. 5 jours entourés de livres, d’auteurs, de lecteurs, d’éditeurs. Si ça, ça ne me donne pas envie de replonger à cœur perdu dans l’écriture alors rien ne le fera ! J’ai un beau party de filles prévu jeudi soir aussi. L’écriture peut être le point de départ de rencontres formidables.

Et le printemps qui semble bien décider à s’installer. Le soleil stimule ma créativité. Juste à voir le ciel bleu, à pouvoir ouvrir les fenêtres chez moi, à savoir qu’il va faire 14 degrés cet après-midi, j’ai envie de passer des heures à écrire dehors sur ma terrasse. Bon, ça ne sera pas pour aujourd’hui parce que 14 degrés, ce n’est pas non plus 25, mais ça s’en vient.

En attendant, je vais aller marcher et revenir ce soir avec une belle énergie pour avancer Ados-2 !

Auteur: Audrey
• Jeudi 07 avril 2011

Bons_pointsOK, après avoir parlé de mes faiblesses, je pense que ça va me faire du bien de m’attarder sur mes forces maintenant.

Ce qui me fait penser que j’ai oublié de mentionner une des mes faiblesses assez majeures quand même : je ne sais pas résumer oralement mes romans. Ce qui est extrêmement bizarre vu que je suis très douée pour écrire les 4e de couverture. Je suis capable de faire ressortir le ton général du roman, de semer quelques détails importants, d’intégrer le suspens, mais ne me demandez pas de vous résumer mon roman parce que là, je me mets à bafouiller.

Ça donne des moments assez comiques dans les salons du livre d’ailleurs ou pire quand une collègue décide de dire à toutes les personnes autour de la table sur l’heure du dîner que j’écris et que 10 paires d’yeux se tournent vers moi en voulant savoir de quoi parlent mes livres. Euh, lisez les 4e de couverture ?

Bref, je devais parler de mes forces et me revoilà encore à parler de mes faiblesses ! Mais bon, retenons que numéro 1 : je sais écrire des 4e de couverture intéressantes.

Numéro 2: Ma force principale selon moi, c’est ma capacité à créer des personnages attachants qui prennent vie dans l’imagination de mes lecteurs. Je crois que c’est ce qui ressort le plus des courriels que je reçois ou des discussions que j’ai avec mes lectrices dans les salons : on a envie de suivre mes personnages partout où ils vont, même s’ils prennent de mauvaises décisions, même s’ils tapent sur les nerfs. On les aime ou on les déteste parfois, mais ils ne laissent pas indifférents. Je suis littéralement en amour avec tous mes personnages, ils ne me quittent jamais, même quand je n’écris pas et je crois que c’est ça qui me permet de leur donner vraiment vie sur le papier.

Numéro 3 : provoquer l’émotion. Autant Sylvie hier nous disait qu’elle culpabilisait quand elle a su qu’elle a fait pleurer une de ses lectrices avec son roman, autant moi j’adore quand on me dit ça. “J’ai pleuré, j’ai ri, je me suis énervée, j’ai stressé” peu importe. Quand mes lectrices sont passées par toute une gamme d’émotions, je sais que j’ai atteint mon but. Ce n’est pas rien de provoquer l’émotion juste avec des mots, pas de sons, pas d’images. Juste des mots.

Numéro 4 : j’en ai fini avec la longueur ! Dans mon billet de mardi, j’avais initialement intégré les longueurs à mes faiblesses pour ensuite me rendre que je n’en fais plus, ou presque plus. Peut-être que j’ai été traumatisée par les pages entières de mon manuscrit barrées en rouge par Carolyn ou Chloé,  peut-être que leur fameux commentaire : est-ce vraiment nécessaire ? sur des paragraphes tout au long de l’histoire m’ont amenée à me poser cette question moi-même : est-ce utile à l’histoire ce que j’écris là ? Non, ok, on supprime. Et oui, c’est rageant, et oui, ça fait mal (moins, maintenant quand même, je suis habituée !). Il y a des passages supprimés de ma trilogie que j’adore mais que personne ne lira jamais parce qu’ils alourdissaient le rythme. C’est comme ça : l’important, c’est le résultat final.

Numéro 5 : faire preuve d’humilité. Je reconnais sans aucune problème que mes romans ont besoin d’être retravaillés, que même si de mon côté, je les lis et les relis encore, il restera toujours des points à améliorer que je ne verrai pas. La direction littéraire, ça sert justement à ça : à lever le voile sur des faiblesses plus discrètes peut-être, mais bien réelles. Et comme j’ai totalement confiance dans le jugement dans ma directrice littéraire, ça donne des périodes de réécriture très stimulantes. Ça ne veut pas dire que j’accepte tous ses commentaires, je tiens mon bout pour des choses sur lesquelles je ne suis pas d’accord, je justifie, j’argumente mais je sais et je le saurai toujours, peu importe mes chiffres de ventes actuels et futurs, que la direction littéraire, c’est essentiel.

Numéro 6 : je travaille bien sous pression. Mon deadline est dans deux semaines ? Il me manque encore 50 pages à écrire et corriger ? Pas de problème, je gère ! Et je dirais même que j’aime ça. Je dois recevoir des doses d’adrénaline aux 15 minutes parce que ça me stimule de travailler sous pression. Ce n’est pas pour rien si j’écris plus depuis quelques jours, mon deadline est à la fin du mois !

Auteur: Audrey
• Mardi 29 mars 2011

procrastinationJe dois vous faire une confidence : je pense que ces trois derniers mois ont été les moins productifs côté écriture depuis… hum, 2008. On dirait que j’ai laissé toute mon énergie créative en France ! Faut-il que je demande à ma mère qu’elle me l’envoie par la poste ? Ça marche, ça ?

Bon, je n’ai pas rien écrit non plus. Je corrige Ados-2, j’ai résolu quelques épineux problèmes qui me cassaient la tête, mais ouf, j’avance à pas de tortue et surtout, faut que je me botte les fesses pour ouvrir mon manuscrit mettons tous les trois jours. Avant, je ne pouvais pas passer une journée sans écrire/corriger. Je suis peut-être encore en train de chercher l’équilibre dont je parlais cet automne, l’équilibre entre l’écriture et ma vie.

C’est vrai que l’an passé, j’ai eu beaucoup de temps pour écrire pour diverses raisons, du coup, cette année, j’ai plus de mal à donner la bonne place à l’écriture. En fait, non. J’ai envie de faire autre chose qu’écrire le soir et la fin de semaine. J’ai envie de voir mes amis, de faire du sport, de la photo, du cheval sauf que je culpabilise un peu de ne pas écrire plus. Surtout que tout le monde me répète qu’il faut que je profite d’avoir tout mon temps à moi tant que j’ai pas d’enfants !

Hum, comment sait-on qu’on écrit juste assez ou au contraire qu’on devrait se discipliner et arrêter de jouer à la wii pendant deux heures ? Où se trouve la frontière entre l’équilibre et la procrastination ? Peut-être que je me pose trop de questions. Euh, c’est sûr en fait ! Je tuerais pour avoir un bouton off sur mon cerveau ! Même quand je rêve la nuit, je me réveille avec tout plein de questions le matin !

Quoi qu’il en soit, je continue mon chemin, j’écris quand j’en ai envie, j’essaie de ne pas (trop) culpabiliser quand je n’écris pas et peut-être bien que je vais me faire surprendre par un rush d’écriture avec l’arrivée du vrai printemps.

C’est quand qu’il fait 20 degrés ??? Je viens d’entrer en mode “plus capable de l’hiver, je veux juste me rouler en boule sous ma couette jusqu’à ce que la neige ait disparu” !

Auteur: Audrey
• Dimanche 27 février 2011

IMG_2775Plusieurs d’entre vous le savent, Éternellement givrée, qui était prévu le 2 mars, est finalement sorti une semaine plus tôt ! Un petit prématuré et une belle surprise pour cette fin de février où je commence à être tannée de l’hiver. J’ai fait le tour de quelques librairies ces derniers jours et il était là, bien en vue. Et moi j’avais un immense sourire sur le visage.

Chez Archambaut, il y avait même presque autant de tome un et deux que de tome trois. C’est vraiment génial que la sortie d’Éternellement givrée puisse donner un nouveau souffle à la série, deux ans après la sortie de Passionnément givrée.

En tout cas, il n’y a rien de tel que la sortie de son roman pour retrouver l’énergie et l’envie de replonger totalement dans l’écriture et les corrections. Hier soir, j’ai corrigé Ados-2 jusqu’à très très tard dans la nuit. Ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivée d’être totalement emportée par l’écriture, l’histoire et mes personnages. Il y aurait pu avoir un tremblement de terre que je n’aurais même pas relevé la tête de mon clavier et de mon écran.

C’est fou quand on y pense. On crée des personnages, on crée un univers, on crée des intrigues et ensuite on se laisse totalement absorbé par ce monde qui n’évolue que dans notre imagination. On s’attache à nos personnages, on les voit évoluer, parfois on les déteste parce qu’ils ne font pas du tout ce qu’on avait prévu pour eux. Mais quelle aventure ! On sait comment l’histoire commence mais on ne sait jamais vraiment comment elle va finir. Nos personnages prennent vie et on a plus qu’à attacher sa tuque et à les suivre !

C’est un concept difficile à suivre pour ceux qui n’écrivent pas. J’ai essayé d’expliquer ça à une amie, elle n’a pas vraiment compris, mais  m’a dit que c’était un don de pouvoir inventer ces êtres de papier qui prennent tant de place dans nos vies, de pouvoir jouer avec les mots pour écrire des romans, des billets pour son blogue ou même des petits messages uniques à ses amis pour leurs fêtes, leurs mariages, leurs réussites, ou simplement comme ça, parce qu’on en a envie.

C’est peut-être un don, j’en sais rien, mais moi, je crois surtout que c’est un cadeau. OK, parfois, quand on passe 3 heures à réécrire une foutue scène pour finalement tout effacer et fermer son portable d’un coup sec, on peut se demander si ce n’est pas un cadeau empoisonné, mais la plupart du temps, je trouve que c’est vraiment un cadeau magnifique.

Pour finir sur une note humoristique en ce beau dimanche, je suis tombée sur cette page “You know you’re a writer if” (désolée pour ceux qui ne me parlent pas anglais) qui m’a bien fait rire, surtout ces deux-là :

You’ve ever written a scene, outline, synopsis, or character sketch on a restaurant napkin . . . and it wasn’t a paper napkin. (Hum, sans commentaire)

You end an argument with your spouse mother by saying, “Oh, wait, I have to write this down–this is the perfect conflict for my characters! Now, repeat what you just yelled.”

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