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Auteur: Audrey
• Vendredi 09 décembre 2011

coverNoël est dans 15 jours, mes vacances dans 11 et comme Noël ne serait pas Noël si je ne prenais pas l’avion, cette année ne déroge pas à la règle, sauf que je ne vais pas en France mais au soleil ! Une semaine à me prélasser sur la plage avec plein de bons romans et des cocktails à volonté ! Ce sera mon premier voyage dans le Sud (OK, je passais tous mes étés en Guadeloupe quand j’étais petite, mais ce n’est pas pareil !) et j’ai hâte !

2011 s’achève et évidemment, je fais la rétrospective de cette année. Des réussites, des échecs, des déceptions, des petits et grands bonheurs, la vie en somme. Mais ce fut une belle année et elle se termine merveilleusement  bien.

J’adore mon travail (je n’en parle pas énormément ici mais mine de rien, il m’occupe pas mal !). Depuis deux mois, je suis sur un projet qui m’emballe énormément, je vais travailler avec le sourire, je rencontre des gens super intéressants et je m’épanouis. Côté écriture, de beaux projets m’attendent également. Ados-1 est chez l’imprimeur et sort en janvier, Ados-2 est en lecture, et Ados-3 achève. Peut-être même dans 2 ou 3 jours.

Quand le bonheur passe, on lui fait une place grande comme ça. (Imaginez-moi en train d’ouvrir grands les bras.) J’ai l’impression d’avoir atteint un point d’équilibre, autant professionnellement que personnellement et ça fait du bien.

Que demander au Père Noël, cette année ? La santé pour tous ceux que j’aime, et pour le reste, je m’en occupe. Avoir des projets, atteindre ses objectifs, réaliser ses rêves, tout ça, ça part de moi, ça demande de la chance, c’est vrai, mais aussi beaucoup de travail.

Rien n’arrive d’un claquement de doigts dans la vie et à ceux qui me répètent que je suis chanceuse de travailler à 4 jours, de publier mes romans, de voyager autant, je leur réponds que oui, j’apprécie énormément ce que je vis mais que ce n’est pas tant de la chance, on ne m’a pas offert ça sur un plateau d’argent, j’ai travaillé pour l’obtenir et j’ai fait des choix. De consacrer la majorité de mes temps libres à l’écriture ou de ne pas avoir (encore) de crédit sur 25 ans à rembourser et de voyager à la place.

Et, en 2012, j’ai bien l’intention de continuer à faire des choix qui me ressemblent. Ce ne seront peut-être plus les mêmes mais tant qu’on a la santé, on peut tout réussir ou presque !

Sur ce, je m’en vais réviser mon espagnol et magasiner des sandales, des lunettes de soleil, et de la crème solaire !

Auteur: Audrey
• Vendredi 25 novembre 2011

nanowrimo (1)Il reste 5 jours au Nanowrimo 2011 et cette année, je crois que les 50 000 mots resteront un point à l’horizon ! A vrai dire, le Nano est passé un peu plus loin dans mes priorités ces derniers jours. Il y a eu le salon de Montréal, bien sûr, deux jours intenses, comme d’habitude (et je ne m’en lasse pas !) et depuis je prépare la sortie de Ados-1, prévue en janvier 2012.

J’ai commencé à contacter tous mes amis/collègues pour faire des conférences dans les écoles sur le métier d’auteure et bon nombre ont répondu présents si bien que j’ai déjà quelques conférences à organiser !  Je suis donc en train de finaliser toute la documentation et je sens que ça va être génial !

J’ai longtemps hésité à devenir enseignante et maintenant, je vais pouvoir savoir ce que ça fait d’avoir une classe de 30 élèves devant moi pendant une heure ! Moi qui étais tellement timide à l’adolescence, qui ne dormais pas la veille d’un exposé oral, me voilà prête à retourner à l’école pour en faire à la pelle. Et j’ai hâte !

Le titre de la série est définitif cette fois : Amies à l’infini. C’est ma directrice littéraire qui l’a trouvé et je peux vous dire que je suis très très contente. J’ai bien cru que quelqu’un m’avait jeté un sort pour que la série sorte sans titre ! Mais voilà, cette fois, la saga des titres a pris fin.

J’ai reçu cette semaine la mise en page du tome 1 : Quand l’amour s’en mêle, et J’ADORE ! Les polices d’écriture changent selon les moments de l’histoire, il y a des illustrations chaque fois que je change de narratrice et plein plein de trucs super ! Je me sens tellement choyée de faire partie de la famille de Mortagne. Je voudrais dormir jusqu’en janvier mais je ne veux pas rater Noel.

En revenant de Montréal, j’ai eu un flash pour Ados-2 en écrivant Ados-3. Un problème non réglé que j’ai dû corriger ces derniers jours. Je termine en fin de semaine, j’envoie le tout à Chloé et j’attends mes corrections pour Noel. Un beau cadeau hihi. Je vais finaliser mes conférences dans les prochaines jours et ensuite je pourrai replonger dans Ados-3.

Il me reste environ 10 000 mots à écrire, le Nano m’a permis de vraiment bien avancer et même si je n’ai pas atteint mon objectif cette année, je suis contente de l’élan que ce défi m’a donné. Et puis le but, c’était surtout de se consacrer à l’écriture, et pour ça, c’est mission accomplie !

Auteur: Audrey
• Lundi 18 avril 2011

merciJe n’aurais jamais pu me douter quand j’ai commencé à écrire Passionnément givrée il y a 4 ans de tout ce qui m’attendait. C’est fou de se dire que c’est en partant d’une page blanche dans Word, en imaginant une histoire et des personnages qu’aujourd’hui, je vis tant de moments magiques.

Si je voulais résumer mon salon du livre de Québec 2011, je pense que j’en aurais pour une dizaine de billets alors je vais aller à l’essentiel, pour conserver un souvenir. Ça aussi c’est magique, pouvoir relire ce que j’ai écrit pour le salon du livre de Québec en 2009, mon premier à vie (ici et ici). J’avais oublié que c’est ce salon-là qui m’a donné envie d’écrire pour les ados !

Ce que je retiens de ces 5 jours se classe en trois catégories : rencontres avec les lecteurs, rencontres avec les auteurs et nouveaux projets !

Certaines rencontres avec mes lectrices m’ont presque ému aux larmes. J’ai tellement reçu de beaux compliments que je dois parfois me pincer pour y croire. C’est certain que je vais repenser à tout ça dans des moments de déprime et de découragements. En attendant, j’ai juste envie de vous dire 1000 fois merci.

Merci à mes lectrices qui reviennent me voir année après année, à celles qui parcourent parfois des centaines kilomètres, à celles qui connaissent l’histoire et les personnages de la trilogie presque mieux que moi, qui se rappellent de passages dont je ne me souvenais même pas, à celles qui, avec de simples mots, me touchent droit au cœur, à celles qui m’ont demandé un tome 4 et m’ont dit qu’elles liraient ma série pour ados, merci enfin à toutes celles qui parlent de la série à leur entourage. Si la totalité du stock du tome 1 ainsi que celui du tome 3 prévus pour le salon se sont écoulés en 5 jours, je sais que c’est grâce à vous.

Écrire est une activité tellement solitaire que pouvoir discuter d’écriture avec d’autres auteurs, c’est précieux. Je ne listerai pas tous ceux avec qui j’ai passé un ou plusieurs moments durant ces 5 derniers jours mais sachez que j’ai vraiment aimé vous rencontrer/voir/et revoir. Ça m’a presque fait oublié la maudite tempête de neige de samedi soir ! De gros flocons, du vent et des chansons de Noël. Ben oui, tant qu’à faire, on a chanté des chansons de Noël ! En plus, il y avait un magnifique feu de foyer dans le resto où l’on était. Enfin, heureusement que j’avais mes pneus d’hiver, surtout pour monter la côte d’Abraham (et avec une voiture manuelle, s’il vous plaît ! Je suis une pilote !)

Ce que j’ai aimé aussi de ce salon, c’est toute l’énergie créative que ça m’a procuré. J’ai envie d’écrire, écrire, et encore écrire. De nouveaux projets sont venus s’ajouter aux actuels, des idées de projets aussi (je n’aurai pas assez d’une vie pour écrire tout ce que je veux écrire !) et je suis plus qu’emballée par tout ça. Je vous en reparlerai dans les prochaines semaines/prochains mois.

En attendant, je me concentre sur la fin de Ados-2 (même si je n’ai aucune énergie, c’est fou comme ça fatigue les salons du livre !) et sur les conférences dans les écoles que j’aimerais donner quand Ados-1 sera sorti. Je suis tout excitée par ce projet et j’ai même réussi à repasser en mode écriture !

Rien de tel que les salons. On se revoit à l’automne !

Auteur: Audrey
• Lundi 23 novembre 2009

J’adore les salons du livre. J’y passerais ma vie si je pouvais. Je n’aime pas la foule pourtant, je suis limite agoraphobe, tout ce monde qui grouille me donne mal à la tête, pourtant j’ai adoré mon expérience au salon du livre de Montréal et des visiteurs il y a en eu. Juste pour arriver à ma table de signatures, je devais jouer des coudes, me faufiler, m’excuser pour pouvoir passer. Mais ça en valait grandement la peine.

Ce qui est génial dans les salons, c’est qu’on peut parler d’écriture avec d’autres écrivains qui comprennent parfaitement ce qu’on dit quand on discute de nos personnages, de nos doutes, de nos espoirs. Ce qui est génial aussi, c’est de pouvoir rencontrer des lecteurs qui ont déjà lu notre livre et qui nous livrent leurs impressions.

Au salon du livre de Québec, mon roman venait de sortir, les gens qui l’achetaient le découvraient. Au salon de Montréal, j’ai signé beaucoup d’exemplaires à des gens qui l’avaient déjà lu. Samedi, il y avait même une file qui attendait près de ma table que ma séance commence. Même pendant la semaine, des lectrices demandaient si j’allais être au salon. D’autres pensaient que mon tome II était déjà sorti et voulaient l’acheter. Ça fait vraiment chaud au cœur. Merci mes lectrices (et lecteurs) d’avoir accueilli Isa dans votre vie, merci de me permettre de vivre cette belle aventure. J’espère que Merveilleusement givrée comblera vos attentes. Bouh, je stresse, là !

J’ai adoré rencontrer mes lectrices, mais j’ai aussi adoré partagé mon expérience d’auteure avec plusieurs d’entre elles qui écrivent en ce moment et qui hésitent à soumettre leur manuscrit. Je crois que j’en ai convaincu plus d’une de se lancer. Il faut foncer !

Et puis, au delà des rencontres lecteurs, il y a aussi eu des rencontre des blogueurs (Émilie, Pierre, Isabelle) que je suis depuis un an ou deux. J’en ai manqué beaucoup malheureusement. Il faut dire que j’étais un peu malade et qu’après mes séances de signature, j’avais trop hâte de retourner me coucher à l’hôtel. En passant,  j’ai dormi dans le lit le plus confortable au monde ! Les Hilton n’ont pas volé leur réputation.

J’ai aussi rencontré plusieurs amies Facebook dont une qui vient de signer chez De Mortagne (sans que j’y sois pour quoi ce soit, je le précise, son roman a fait le travail tout seul) et même rencontré des lecteurs  “anonymes” de ce blogue. Ça fait vraiment bizarre (mais d’un bizarre agréable) de se faire reconnaitre et de se faire demander comment va notre Nanowrimo. On se rend compte que derrière chaque clic qui permet aux internautes d’atterrir sur un blogue, il y a une personne réelle. Une personne qui aime assez ce qu’on écrit au jour le jour pour prendre le temps de venir nous saluer.

C’est du bonheur en boîte le salon du livre. Comme je l’ai dit, j’y passerais ma vie. Et je suis vraiment contente de faire partie de la belle famille qu’est De Mortagne.  Il y a une belle synergie qui lie toute l’équipe, autant du côté des auteurs (j’ai eu de belles discussions avec plusieurs) que des éditeurs. J’ai aussi expliqué de quoi parlait mon roman pour ados avec la responsable de la nouvelle collection qui sera lancée en janvier et elle attend mon manuscrit avec impatience.

Reprise du Nano après 5 jours de pause donc, je traîne un rhume depuis jeudi soir (merci l’air gelé des avions ! À moins que ce soit la grippe A !) mais je me sens quand même d’attaque à terminer ce beau défi. Encore 8000 mots !

Auteur: Audrey
• Vendredi 18 septembre 2009

salon-du-livre-montrealÇa m’énerve. Oui, vraiment, ça m’énerve que les livres québécois soient introuvables en France alors qu’au Québec, on est envahi de livres français. Et je ne dis pas ça parce que mon roman est introuvable chez moi, je le dis parce que je trouve ça injuste pour la littérature québécoise que je n’aurais jamais découverte si je n’étais pas partie au Québec.

On pourra m’objecter que certains livres québécois écrits en joual pourraient poser des problèmes de compréhension pour les Français. D’accord, mais d’une tous les livres québécois ne sont pas écrits exclusivement en joual et de deux, si les Québécois comprennent très bien nos particularités de langage pourquoi l’inverse ne serait-il pas vrai ? Évidemment, ce n’est pas en doublant Minuit le soir ou la Galère avec un accent français (horrible à écouter !), ou en faisant un remake made in France des Invicibles que les Français vont pouvoir s’ouvrir au monde.

Pourquoi les écrivains québécois doivent-ils se trouver un éditeur en France s’ils veulent se retrouver sur les tablettes des libraires dans l’Hexagone ? Si les caisses de romans français peuvent prendre le chemin du Québec sans intermédiaire, pourquoi les caisses de romans québécois ne pourraient-ils pas prendre le même chemin ? Ce sens unique m’énerve. Il faudrait que la France et Paris comprennent qu’ils n’ont plus le monopole de la culture francophone et qu’il se produit des choses de qualité ailleurs.

Le monde littéraire français est très protectionniste, il refuse que leurs romans soient trop concurrencés. Très bien mais que le monde littéraire québécois fasse la même chose alors ! Plus de Christine Angot, de Frédéric Beigbeder ou d’Amélie Nothomb au Québec pour que ce pays puisse promouvoir davantage sa littérature ! C’est ridicule comme réaction, je le sais très bien. À l’heure où on peut avoir accès à la littérature du monde entier, il ne faut pas se replier sur soi-même, au contraire.

Ce serait donc bien que les éditeurs et les libraires français le comprennent. Ce serait bien qu’on puisse trouver en France les étoiles montantes de la littérature québécoise comme on trouve celles de la littérature française au Québec. En espérant un jour, que les choses changent donc…

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