En règle générale, même si un roman est accepté et qu’un contrat d’édition est signé, les éditeurs demandent souvent à ce que le texte soit retravaillé avec un directeur littéraire. Très peu d’auteurs posent un regard objectif sur leur roman, nous sommes trop impliqués. Alors, pouvoir corriger nos erreurs sous supervision est une opportunité à ne pas laisser passer.
Personnellement, j’ai eu la chance de travailler en parfaite collaboration avec ma directrice littéraire qui a su amener mes romans là où je souhaitais les amener.
Je ne sais pas comment se passe le travail sur un manuscrit dans les autres maison d’édition, mais je pense sincèrement que pouvoir corriger son texte avec une personne professionnelle au regard neutre est la meilleure chance qui puisse arriver un auteur débutant.
Après l’étape de correction sur le fond, une autre personne prend en charge notre manuscrit pour une révision linguistique. Cette personne s’attarder aux fautes d’orthographe, de grammaire ainsi qu’aux constructions maladroites. Les correcteurs vont un travail difficile et nécessaire car au bout d’un moment, il est presque impossible pour un auteur de repérer ses fautes. Il connaît son manuscrit par cœur et le cerveau est parfois sournois. Il nous fait lire ce qu’on pense avoir écrit et non ce qu’il y a réellement d’écrit.
Après la révision linguistique, l’auteur approuve ses corrections (ou pas). Il est important que le correcteur ne change pas le style de l’auteur. Une fois les corrections approuvées, le texte passe alors entre les mains d’un infographe qui se chargera de le mettre en page et de changer la police. C’est donc lui qui aura entre les mains en premier la version telle qu’elle sera imprimée. Cette version passe alors sur le bureau du correcteur d’épreuves qui, en général, est une personne différente du réviseur linguistique. Cette étape est elle aussi nécessaire si ce n’est cruciale puisqu’ensuite, le manuscrit deviendra un livre. Ainsi, le correcteur relit une dernière fois le texte à la recherche d’éventuelles dernières coquilles. Quand cela est fait, le manuscrit est envoyé à l’imprimeur. Entre temps, l’auteur et l’éditeur se seront mis d’accord sur une couverture.
Le processus éditorial est long, il peut prendre plusieurs mois. Personnellement, pour Passionnément givrée, j’ai signé mon contrat en avril 2008 et mon roman est sorti en mars 2009. Pour Merveilleusement givrée, j’ai envoyé une première version à ma directrice littéraire en avril 2009 et la version finale sera en librairie en février 2010.
